1. Lait caillé et douche de lait


    Datte: 15/07/2026, Catégories: frustration, laitage, #journal, #initiatique, Auteur: Pantoufltonic, Source: Revebebe

    Comment en suis-je venue à tromper le père de mes enfants ?
    
    Je connus le futur père de mes enfants par Meetic, je venais de couper les ponts avec mon premier petit copain que je surnommerais la luciole squatteuse, et j’avais une ferme intention de légèreté, de papillonner. Meetic me relançait avec deux mois offerts, alors, en avant l’épilateur électrique et les régimes.
    
    Je tombai à un moment sur une photo en noir et blanc, un gars semblant à la fois perché et fraîchement tombé du nid, chevelure ébouriffée et regard à l’ouest comme j’aimais. Appelons-le « Ricorée ». Un mail par jour chacun, je planifiais d’autres rencontres, mais Ricorée tissait un nid épistolaire douillet que j’appréciais retrouver chaque soir. Je voulais vraiment enchaîner des aventures comme on part faire le tour du monde, mais ce lien me réconfortait comme si on faisait d’emblée cocoon ensemble.
    
    Je n’eus, avant de le découvrir au café, qu’une seule aventure avec un mec en couple depuis quelques années, il exécrait sa copine, parlant de son « gros cul flasque » et de sa chiantitude. On ne s’était vu qu’une seule fois chez lui sans se toucher qu’il me proposa par écrit ensuite de devenir sa copine. Je déclinai gentiment en parlant à la place d’une simple aventure. Cela lui allait tout aussi bien, un deuxième rendez-vous fut pris chez lui peu après. Je ne réalisai pas alors le basculement instantané dans la case « fille facile à sauter et à jeter » et que pour un mec comme lui, en général, les ...
    ... femmes, heu bah ouais quoi, soit c’est une « fille bien », mais vite chiante, soit une pute interchangeable, zappable, soit une moche nulle mal baisée, soit une qui rend accro(superbe sans effort) et donc un peu une salope, soit sa mère, alors là gros respect pas touche. Une fois de retour sur son canapé dans sa maison préfabriquée tapissée de photos encadrées de son couple dont un tirage géant occupant la moitié du mur au-dessus de la télé, il se tapa les cuisses :
    
    — Allez, on s’y met là !
    
    Le temps était compté, grosse pelle au relent de lait caillé(il travaillait dans une usine de produits laitiers, je ne sus pas dire comment cela avait pu se répercuter comme ça sur son haleine), déshabillage chacun de son côté sans commentaire, et hop, sur le lit conjugal avec leur chat fripon tentant diverses intrusions. Une première panne, mais chacun étant fort volontaire, l’envie de copuler y était, on finit par y remédier. Déjà à cette époque, du haut de mes vingt-trois ans, je m’émerveillais de cette fusion momentanée entre deux corps étrangers. Peut-être parce que je me faisais peu d’illusion sur l’avenir de cette aventure et que le côté bas du front de cet homme ne m’intimidait pas trop, j’osai pour une fois chevaucher en me redressant fièrement, en me lâchant enfin un petit peu et en lui serrant fort les mains. Étrange comme parfois on étincelle avec certains inconnus avec qui au premier abord il n’y a pas de complicité… Je voulais baiser de tout mon être, ça c’était ...
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