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Lait caillé et douche de lait
Datte: 15/07/2026, Catégories: frustration, laitage, #journal, #initiatique, Auteur: Pantoufltonic, Source: Revebebe
... certain. Un troisième rendez-vous fut pris chez lui, toujours censé être à l’insu de sa copine, il m’avait payé d’avance cinq allers-retours de train régional. Sur l’heure et demie de rails, je gardai mon casque de musique vissé sur la tête avec en boucle Eurythmics et Robyn tout en étant médusée par le paysage derrière la vitre, des plantes grimpantes proliféraient le long des murs routiers dont certaines percées laissaient voir des sentiers de promenades magiques. Toute cette verdure me faisait écho, comme si ma sexualité se déployait. J’avais hâte de me lâcher encore plus directement sur son canapé ou dans sa voiture, me voyant lui attraper le visage et l’enfouir entre mes cuisses moites. Or en arrivant à la gare, monsieur lait caillé me posa un lapin et au bout d’une heure à végéter me répondit que finalement, il n’avait pas moyen de se libérer. Je repartis bougonnante, fulminante même et devant son peu d’explication ou d’excuse, je voulus nous épargner à chacun d’autres formalités par écrit et lui dis qu’on en restait là, ce qui là à nouveau lui allait tout aussi bien. Je me disais que j’étais bien bête de retourner vers des bonhommes comme ça alors que Ricorée m’attendait et me faisait rire, m’invitait à manger ou à faire des balades. Certes, sexuellement c’était laborieux tout comme en parler, mais il m’attendait, me choyait, et on regardait de chouettes séries ensemble. Alors oui, dès que je tentais d’aborder mes aventures passées en lui exposant ...
... mon goût pour une sexualité feuilletonnesque, il me mettait un doigt devant la bouche, assorti d’un « chuuut » maternant ou paternant, mais il était là bien présent et m’enveloppa vite de sa joyeuse bande d’amis et de sa famille tout aussi maternante. Je ne réalisais pas alors les rails déjà en place vers un moule familial qui me serait de plus en plus suffocant. Je ne considérai pas que le mec goûtant le lait caillé soit une tromperie, car à ce moment-là, ma relation avec le futur père de mes enfants n’était pas à proprement consommée, on enchaînait les rencards sans oser se toucher. Mais il me resta une impression d’inachevé, voire même de refoulement. Mes envies, mes fantasmes étaient à reléguer aux oubliettes. C’était moi qui étais obsédée, tordue, bancale, branlante, et qui devais apprendre à être quelqu’un de « sain » et de posé. J’espérais en mon for intérieur que peu à peu, on allait tous les deux se dégourdir, développer notre complicité, que là, c’était normal, on était deux patauds empotés à peine sortis de l’âge ingrat et chacun avec son lot de petits traumatismes freinant l’accès au 7e ciel. Plus de masturbation, car c’était censé être une page tournée, page associée à ma virginité, mon nouveau copain lui-même ne se touchait jamais devant moi et semblait trouver cette activité miséreuse, douteuse. Au fil des années, je n’avais même plus tant envie que cela au lit ou au canapé, nos deux seuls endroits de culbutes, même si mon image de gentille obsédée me ...