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THAÏLANDE -KO SAMUI
Datte: 11/07/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: Miss_Sexcret, Source: Hds
... silence. Évidemment que j’irais. Le lendemain matin, Yuri est reparti tôt, avec son appareil, un sac en bandoulière et ce petit sourire au coin des lèvres qui voulait tout dire. Avant de claquer la porte du bungalow, il m’a lancé : — N’oublie pas la crème solaire… partout. Je l’ai traité de con. Et puis j’ai ri. Toute seule. Je me suis préparée lentement. J’avais passé la nuit à me repasser en boucle la scène de la veille : la langue de la jeune Thaïlandaise, la morsure douce de ses doigts, mon orgasme qui m’avait laissée liquéfiée, offerte. Je ne savais pas encore ce qui m’avait le plus troublée : l’intimité, le silence, ou la sensation d’avoir été vue vraiment, au-delà du corps. Vers midi, j’ai glissé une fouta dans un sac, une bouteille d’eau, mes lunettes de soleil, et je suis partie. La route vers le nord de l’île serpentait entre les palmiers, les collines et les rizières. En scooter, les cheveux au vent, j’avais l’impression de flotter dans un rêve chaud et vibrant. Après une piste sablonneuse mal indiquée, j’ai fini par tomber sur l’endroit dont Yuri m’avait parlé. Une crique invisible depuis la route, enclavée entre deux formations rocheuses. Une plage de carte postale, mais avec quelque chose d’étrange dans l’air. Du respect. Du lâcher-prise. Une dizaine de personnes étaient là, nus, seuls ou en couples, allongés au soleil, lisant, discutant doucement, nageant. Aucun voyeurisme. Juste des corps libérés, beaux ou non, jeunes ou non, mais tous ...
... vrais. J’ai hésité quelques secondes. Puis j’ai retiré ma robe. Je portais encore le bikini cuivré… mais je l’ai enlevé aussi. Le soleil caressa immédiatement ma peau nue, et un frisson courut le long de mon dos. Je m’étendis sur la fouta, à plat ventre d’abord, le sable chaud sous mes bras, les seins écrasés doucement contre le tissu. Le vent salé passait entre mes cuisses. C’était grisant. Je fermai les yeux. Le bruit des vagues, les cris lointains des oiseaux, le frottement discret des pas sur le sable… Et puis, le silence. Je sentais des regards. Pas insistants. Juste des présences. Des yeux curieux, furtifs, respectueux mais réels. Je me retournai lentement. Le soleil m’éblouit. Je mis mes lunettes. J’ouvris les jambes sans y penser vraiment. J’avais chaud. Très chaud. Entre mes cuisses, l’air circulait librement. Je me sentais bien. Un homme passa près de moi, la quarantaine, musclé, barbu, bronzé, une serviette à la main. Il me regarda une fraction de seconde, puis baissa les yeux avec un petit sourire. Rien d’insistant. Mais il m’avait vue. Et il m’avait trouvée belle. Je sentis mon ventre se contracter doucement. Mon sexe, nu, encore sensible de la veille, vibra sous cette tension sourde. Je me mordis la lèvre. Je ne savais pas encore ce que j’étais venue chercher sur cette plage. Mais il était évident que je ne resterais pas longtemps seulement spectatrice. Je m’étais assoupie. Le soleil cognait fort, mais la brise marine me caressait ...