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Partie 1 : Une Vampire qui s'ennuie
Datte: 01/07/2026, Catégories: #nonérotique, #horreur, #personnages, fplusag, grosseins, groscul, Auteur: Plastica, Source: Revebebe
... de The Clash, Sex Pistols, The Damned, des crânes humains qu’elle a polis elle-même, des dagues anciennes, certaines encore tachées de sang séché. Plus loin, un ordinateur dernier cri. Dans un coin, une douche ouverte, moderne, sans paroi. Ailleurs, un énorme sac de frappe, sa chaîne pendant d’une poutre située cinq mètres plus haut. Une chaîne hi-fi vintage, un modèle des années 70 avec des haut-parleurs massifs, occupe une place de choix, entourée de piles de disques mal rangés. Les vitres industrielles, en hauteur, sont traitées contre les UV, mais laissent filtrer la lumière pâle de l’aube, qui se reflète sur une collection de miroirs baroques accrochés au mur – Sérène aime se regarder, peut-être par vanité, sûrement par habitude, en tout cas pour vérifier qu’elle est encore là. Elle traverse le loft, les talons de ses bottes claquant sur le parquet, chaque pas faisant tressaillir sa poitrine sous le débardeur. Le mouvement est presque grotesque, mais tout est dans le « presque » … Un balancement lourd et sensuel qui contraste avec la froideur de son expression. Elle laisse tomber son blouson sur une chaise, révélant ses épaules nues, les tatouages qui décorent ses bras ; des crânes, principalement. Il y en a une trentaine, en tout… Même pas un millième du nombre de victimes qu’elle a empilées au fil des siècles. Tellement de cadavres, tellement de sang… Et pourtant, juste un atome de goutte d’eau dans l’océan de l’histoire des drames humains. Sérène s’effondre ...
... dans le canapé, un nuage de poussière s’élevant du velours. Le choc de son atterrissage fait rebondir ses seins, encore une fois. Un mouvement qui dure une seconde de trop, comme si son corps refusait les lois de la physique. Elle soupire, un son rauque, presque animal, et attrape un paquet de cigarettes sur la table basse. Elle glisse une clope entre ses lèvres noires, l’allume avec un briquet en argent terni, et tire une longue bouffée. La fumée s’élève en volutes paresseuses, brouillant son regard, filtrant la lumière des néons. D’un geste las, elle se penche vers la chaîne hi-fi, ses seins frôlant ses cuisses dans le mouvement, et sort un vinyle de sa pochette :Unknown Pleasures, de Joy Division. Elle pose le disque sur la platine, et le crépitement de l’aiguille emplit le loft, suivi des premières notes deDisorder, graves et lancinantes. La musique résonne contre les murs, un écho mélancolique qui semble vibrer dans ses os – ou ce qu’il en reste, après trois cents ans. Elle se redresse, traverse la pièce jusqu’à un petit frigo encastré dans un meuble en acajou, et en sort une poche de sang, estampillée d’un logo discret – celui d’une banque de don locale, qu’elle paie grassement pour sa discrétion. La poche est froide dans sa main, le plastique lisse sous ses doigts. Elle déchire l’opercule avec ses crocs, un geste précis, presque chirurgical, et porte la poche à ses lèvres. Le sang coule, épais, avec un goût de fer. Sérène boit lentement, ses yeux dorés fixés sur ...