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Partie 1 : Une Vampire qui s'ennuie
Datte: 01/07/2026, Catégories: #nonérotique, #horreur, #personnages, fplusag, grosseins, groscul, Auteur: Plastica, Source: Revebebe
... les vitres industrielles. Derrière, le soleil se lève, boule pâle noyée dans le brouillard, incapable de la blesser à travers le verre traité. Une goutte de sang perle au coin de sa bouche gonflée, glisse sur son menton, et atterrit sur son débardeur, tache écarlate sur le rouge sombre. La musique continue, Ian Curtis chantant sa désillusion, et Sérène s’assied sur le dossier du canapé, la cigarette au coin des lèvres, la poche de sang à moitié vide dans une main. La lumière de l’aube dessine des ombres sur son corps, accentuant la taille de ses seins, celle de ses fesses contre le velours. Elle est une statue, une icône punk figée dans un décor qui hurle son passé – un passé qu’elle traîne comme un boulet, siècle après siècle. Elle tire une dernière bouffée, écrase la cigarette dans un cendrier noir, puis murmure, d’une voix rauque, presque inaudible par-dessus la musique : — Putain… Qu’est-ce que je m’emmerde. Le loft de Sérène baigne dans une pénombre tiède ; les vitres industrielles, laissées volontairement sales pour ne pas attirer l’attention, transforment la lumière crue du milieu de journée en un voile grisâtre. Un silence épais, presque palpable, enveloppe l’espace. Sur le canapé en velours, Sérène dort – ou du moins, elle essaie. Son corps est étendu, abandonné dans une nudité complète qui contraste avec la saison automnale. Il faudrait qu’elle se trouve en Alaska, au moins, pour commencer à avoir vaguement froid. Ses seins, dont la fermeté comme ...
... l’énormité doivent elles aussi à sa nature vampirique, s’étalent légèrement sur les côtés, dans cette position allongée, leurs courbes soulignées par les piercings à ses tétons. Ses lèvres, encore marquées d’une trace de maquillage noir, sont entrouvertes, laissant entrevoir la pointe de ses canines supérieures, au nombre improbable de quatre, aiguisées comme des lames de rasoir. Même ainsi endormie, il faudrait être le dernier des eunuques pour nier l’aura magnétique que dégage Sérène. Un bruit sourd résonne soudain, brisant le silence. La porte blindée du loft s’ouvre avec un chuintement mécanique. La vampire grogne, un son rauque et agacé, mais ne bouge pas tout de suite. Des pas, trop énergiques à son goût, traversent le sas, puis une voix masculine, légèrement moqueuse, s’élève. — Toujours aussi accueillante, icône de mes rêves mouillés… Tu sais qu’on est en plein jour, hein ? Josh entre dans le loft comme s’il était chez lui, son sac à dos élimé sur l’épaule. À trente-et-un ans, il a l’allure d’un éternel étudiant : cheveux noirs en bataille, lunettes à monture épaisse légèrement de travers, chemise à carreaux rouges et noirs ouverte sur un t-shirt gris, et jean usé qui a vu trop de concerts. Il est dessinateur et écrivain, survivant grâce à des BD sombres et des nouvelles fantastiques qui, ironiquement, flirtent avec le monde qu’il a découvert en rencontrant Sérène. Même si elle ne le lui dirait jamais, ça lui ferait trop plaisir, à ce petit con, la vampire le ...