1. Partie 1 : Une Vampire qui s'ennuie


    Datte: 01/07/2026, Catégories: #nonérotique, #horreur, #personnages, fplusag, grosseins, groscul, Auteur: Plastica, Source: Revebebe

    L’aube s’étire, lumière pâle, maladive, qui peine à percer le brouillard épais. Les docks : un bien grand mot pour désigner cette étendue de conteneurs rouillés et de grues immobiles, figées comme des squelettes d’acier qui pourraient peut-être encore bouger s’ils se rappelaient comment faire. Une odeur lourde, agressive, de sel et de fer flotte dans l’air, mêlée à celles de l’essence et de la crasse. Au loin, une sirène de bateau déchire le silence, un cri rauque qui s’évanouit dans la brume.
    
    C’est ici, dans cette zone oubliée des gens respectables, livré à ceux qui ne le sont pas, qu’un entrepôt se dresse ; une bâtisse aussi massive que délabrée, ses murs de vieille brique maculés de tags à moitié effacés. Ses fenêtres, en hauteur, sont rendues opaques par la poussière et le sel marin, et une pancarte rouillée pend au-dessus de l’entrée :Entrepôts Maritimes – Fermeture définitive. Tout, ici aussi, respire l’abandon.
    
    Tout sauf le grondement sourd qui s’approche.
    
    Une voiture surgit du brouillard. Une silhouette noire et trapue, caractéristique d’une PontiacFirebird de 1970, aussi cabossée que, paradoxalement, bien entretenue. La peinture, jadis d’un noir profond, est désormais rayée, ternie par des décennies de carambolages, mais les lignes anguleuses de la carrosserie trahissent une puissance brute. Sa propriétaire l’a bricolée elle-même au fil des ans, renforçant le châssis, blindant les portières, remplaçant le moteur par un V8 modifié… LaFirebird est une ...
    ... survivante, comme elle ; un vestige d’un autre temps, rafistolé pour durer.
    
    Les pneus crissent sur le gravier détrempé alors que la conductrice s’arrête devant l’entrepôt, le moteur ronflant une dernière fois avant de s’éteindre. La portière s’ouvre avec un grincement métallique et une femme descend, ses bottes claquant sur le sol. Les talons, d’un noir mat percé de dizaines de clous à tête ronde, mesurent bien quinze centimètres, compensant sa petite taille et ajoutant une démarche féline à chacun de ses pas. Comme si cela était nécessaire pour faire d’elle un spectacle à part entière…
    
    Le gravier crisse sous ses semelles, un son humide qui résonne dans le silence de l’aube. La femme porte un pantalon en cuir noir, si moulant qu’il semble peint sur sa peau, épousant chaque courbe de ses cuisses musclées et d’un fessier démentiel, rond, ferme, généreux, caricature érotique de la perfection. Le cuir luit légèrement sous la lumière blafarde, magnifiant les reflets ternes du brouillard.
    
    Son débardeur, d’un bordeaux évoquant le sang, est tendu à l’extrême sur une poitrine démesurée, d’une fermeté surnaturelle. Le tissu, incapable de contenir un tel volume, est étiré au point que les coutures, sur les côtés, ont commencé à craquer, et chaque mouvement de l’inconnue, même le simple fait de fermer la portière, fait tressaillir ses seins en un balancement lourd et hypnotique.
    
    Par-dessus, elle porte un blouson en cuir noir, ouvert, impossible à fermer à cause de la sus-citée ...
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