1. Partie 1 : Une Vampire qui s'ennuie


    Datte: 01/07/2026, Catégories: #nonérotique, #horreur, #personnages, fplusag, grosseins, groscul, Auteur: Plastica, Source: Revebebe

    ... poitrine. Les manches sont ornées de clous argentés, et une vieille broche en forme de croix inversée, ternie par le temps, est épinglée sur le revers – un souvenir d’une époque où la provocation l’amusait encore.
    
    Ses cheveux noirs, coupés courts, encadrent un visage pâle, presque luminescent sous la lumière de l’aube. Une longue mèche, lisse et brillante, tombe devant son œil droit, rideau d’obsidienne qui contraste avec la froideur de ses iris dorés, légèrement luminescents.
    
    Ses lèvres, pleines et pulpeuses, comme injectées d’un désir éternel, sont maquillées d’un noir profond, un choix qui accentue la blancheur de ses crocs quand elle esquisse un rictus. À ses oreilles, une cascade de piercings : des anneaux dorés, une barre argentée qui brille faiblement. Sous son débardeur, invisibles, d’autres piercings ornent ses tétons, un secret qu’elle garde pour elle, depuis l’époque désormais presque lointaine de l’émergence du punk.
    
    Elle claque la portière de laFirebird, le bruit résonnant dans l’air humide, et s’avance vers l’entrepôt. Ses talons martèlent le gravier et, à chaque pas, sa poitrine rebondit légèrement ; un mouvement qui a fait tourner bien des têtes, humaines ou non, au fil des siècles…
    
    Il existe sept grandes généalogies de vampires : une pour chaque péché cardinal. À en croire le physique improbable dont elle a hérité suite à sa résurrection, il y a fort à parier que celui qui l’a contaminée appartenait à la branche de la luxure.
    
    Sur le chemin, ...
    ... elle s’arrête, juste un instant : le temps de poser une caresse sur la tête d’un chat errant, à la queue tordue, qui vient se frotter à sa cheville. Puis elle atteint une porte latérale, discrète, cachée par un panneau de tôle rouillée. À côté, un petit clavier high-tech, incongru dans ce décor délabré, clignote faiblement, incrusté dans le mur de briques. La vampire pose son pouce sur le capteur optique et une lumière verte scanne son empreinte.
    
    — Sérène Auclair, dit-elle d’une voix légèrement agacée, comme si elle en avait marre de répéter ce rituel.
    
    Le capteur vocal bipe, et la porte blindée s’ouvre avec un chuintement mécanique, révélant un sas sombre. Sérène entre, et la porte se referme derrière elle avec un claquement sourd.
    
    À l’intérieur, l’ambiance change. Le sas donne sur un loft immense, un espace qui contraste violemment avec l’extérieur. Les murs de béton brut sont ornés de tapisseries anciennes, des pièces qu’elle a volées dans des châteaux européens au XVIIIème siècle, leurs fils d’or ternis, mais encore majestueux. Des néons industriels courent le long des poutres métalliques, baignant l’espace d’une lumière chaude. Le sol, en parquet noir ciré, est jonché de tapis persans élimés, au centre desquels trône un canapé en velours bordeaux, assez large pour accueillir une orgie – un meuble qui, d’ailleurs, a dû en accueillir quelques-unes, puisqu’elle l’a récupéré dans un bordel parisien des années 1920… Sur les étagères, un mélange éclectique : des vinyles ...
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