1. Emprise - Histoire de Laura Ch. 104


    Datte: 29/06/2026, Catégories: BDSM / Fétichisme Auteur: APVapv, Source: Literotica

    ... qui s'est tendu sous son corps.
    
    Je ravalai un haut-le-cœur. Pas à cause du cheval. À cause d'elle. De ce qu'elle était devenue. De ce qu'on avait fait d'elle. Une branleuse de bête.
    
    -- Tu penses à t'enfuir, hein? lança-t-elle en masturbant, la voix calme, étouffée par les bruits de sabots qui claquait.
    
    Je ne répondis pas. À quoi bon mentir? Elle savait. Son ton n'avait rien d'un reproche. C'était juste un constat.
    
    -- Ici, tu peux pas, continua-t-elle en branlant avec ses deux mains. Tu crois qu'il te regarde pas, mais il voit tout. L'émir, il t'observe même quand il dort.
    
    Elle se pencha sous le cheval, posa son front contre son flanc en soupirant. Ses épaules se relâchèrent un instant, comme si elle déposait sur la bête un fardeau invisible. J'étais sidérée par la masturbation équine.
    
    -- Ce n'est pas une prison, c'est un oubli. Tu t'effaces. Tu te fonds. Et à force, tu sais même plus ce que t'étais avant.
    
    Elle me lança un regard, court, dur. Le pénis de l'étalon se redressa et des jets de sperme jaillirent loin. Un deux trois jets puissants qui sentant l'animal. Leila se redressa en tapotant le flanc du cheval comme pour le féliciter. Puis elle passa à côté de moi, sans un mot de plus, laissant derrière elle l'odeur du cheval et de la résignation. Et moi, j'étais là, le cœur dégoûté, avec mes rêves pourris collés à la peau.
    
    On passa dans le box d'à côté. Je tenais la fourche d'une main molle, l'autre posée sur ma hanche, le regard planté dans la masse ...
    ... puissante de l'étalon noir. Il mâchouillait son mors d'un air nerveux, la peau brillante d'écume, les muscles tendus sous le poil sombre. Chaque coup de sabot résonnait dans le box comme un rappel brutal de ce que j'étais devenue.
    
    Leila était à côté, penchée contre la bête comme si elle faisait corps avec lui. Ses gestes étaient calmes, méthodiques. Elle le brossait à rebrousse-poil, avec une fermeté douce, presque sensuelle, comme si elle le caressait autant qu'elle le nettoyait.
    
    -- Commence toujours par l'encolure, m'a-t-elle dit sans me regarder. Il aime pas les surprises. Ni les hésitations.
    
    Je l'ai observée faire. Elle passait la brosse circulaire sur les flancs de l'animal, redescendait lentement vers le ventre, s'arrêtait juste avant l'entrejambe du cheval, puis remontait le long de la croupe, ses doigts effleurant la peau luisante comme s'il s'agissait d'un corps humain.
    
    - Maintenant, c'est toi qui s'en occupe. Vas-y! ordonna-t-elle. Si tu ne le fais pas, je préviens les gardes et l'émir.
    
    Mon estomac s'est retourné. Pas à cause du cheval. À cause d'elle. De cette espèce de calme étrange, résigné, dans chacun de ses gestes. J'ai reculé d'un pas. Elle s'est redressée d'un coup, s'est retournée vers moi. Son visage était fermé, ses traits tirés, les yeux cernés mais vifs.
    
    -- Tu crois encore que tu peux t'en sortir, hein?
    
    Je n'ai rien dit. Mon silence a parlé pour moi. Elle s'est approchée. L'odeur du foin, de la sueur animale, et de son corps trempé ...
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