1. Emprise - Histoire de Laura Ch. 104


    Datte: 29/06/2026, Catégories: BDSM / Fétichisme Auteur: APVapv, Source: Literotica

    Chapitre 14
    
    La nuit était tombée, noire et épaisse comme du pétrole. J'sentais mon cœur cogner contre mes côtes, violent, précis. J'étais prête. J'avais repéré chaque détail, chaque angle mort des caméras, chaque couloir déserté après minuit. C'était ce soir ou jamais.
    
    Pantalon noir, pull noir, basquets noirs. J'étais prête. Nadia aussi.
    
    Mon reflet dans la vitre m'avait arraché un frisson. Je portais une tenue sombre, moulante, discrète. Mais même dans l'ombre, je voyais encore les traces de ce que j'étais devenue. Mes hanches menues, ma poitrine gonflée par le stress, mes cuisses fermes et pleines. Un corps qui avait trop donné, trop encaissé. Mais qui tenait encore debout.
    
    Nadia m'attendait déjà à l'arrière du parc. Elle était nerveuse, les yeux brillants dans la lumière blafarde. Putain qu'elle était belle, même dans ce contexte. Sa coupe courte, un peu en vrac, laissait sa nuque dégagée, parfaite. Ses épaules nues frémissaient sous le cuir fin de sa veste. Elle n'avait pas mis de soutien-gorge -- je savais pourquoi. Elle avait un rôle à jouer. J'voyais ses tétons percer son maillot moulant.
    
    On a filé entre les haies, silencieuses. Un garde tournait au coin de la passerelle en bois. J'ai levé la main, geste sec. Nadia a compris. Elle s'est avancée doucement, ses hanches pleines balançant à chaque pas. Ses seins remuaient sous le tissu fin. Juste ce qu'il fallait pour attirer. Le garde l'a vue, et il a ralenti, hypnotisé. Évidemment.
    
    -- T'as pas froid, ...
    ... toi? a-t-il soufflé, un sourire bien trop large sur la gueule.
    
    -- J'aime quand on me réchauffe, a murmuré Nadia en s'approchant.
    
    Elle a posé une main sur son torse, puis sur sa ceinture. Son corps collé au sien, ses lèvres frôlant son oreille. Elle savait exactement ce qu'elle faisait. Je voyais ses fesses, pleines, tendues sous le pantalon moulant. Elle ondulait doucement, juste assez. Le type n'a rien vu venir.
    
    Le mec a lâché son fusil et a saisit les deux globes à travers le tissu. Nadia s'est penchée et l'a embrassée. De sa main, elle a sorti une verge encore un peu molle. Le gars était fou. Il commençait à soulever le maillot quand j'suis sortie de l'ombre. Un pas. Deux. Nadia s'est écartée juste à temps. Et j'ai frappé. Net. Derrière la nuque. Un craquement sourd. Le corps s'est effondré, raide.
    
    -- Putain, t'as pas traîné, a soufflé Nadia, le souffle court.
    
    -- Fallait pas qu'il te jute le pantalon, ai-je répliqué.
    
    Elle a esquissé un sourire nerveux en baissant son maillot sur sa jolie poitrine. Moi, j'récupérais déjà son badge d'accès. Ma main tremblait à peine. L'adrénaline faisait son taf. On était prêtes à conduire jusqu'au donjon, en ville. Là où tout pouvait basculer.
    
    La ville était silencieuse, écrasée par une nuit trop chaude, trop lourde. Les ruelles étroites résonnaient de nos pas étouffés, rythmés, comme une pulsation souterraine. On s'est glissées jusqu'au donjon, cette putain de forteresse de la Confrérie aux deux anneaux. Son ombre ...
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