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Emprise - Histoire de Laura Ch. 104
Datte: 29/06/2026, Catégories: BDSM / Fétichisme Auteur: APVapv, Source: Literotica
... juste un instant, et elle s'est tue. Marie a continué, implacable : -- Quant à Nadia... Elle sera emprisonnée dans le donjon. Pas comme prétendante. Pas comme soumise. Une esclave. On va te raser les cheveux. Tu seras moins qu'une chienne. Jacques a souri. Un sourire froid, content. Il ne m'a même pas regardée. Il savait que le coup avait porté. Moi, je me suis forcée à respirer. Lentement. Le cœur en vrac, la gorge sèche. L'idée d'être envoyée là-bas, chez Arkab, me glaçait. Mais ce qui me tuait vraiment, c'était de voir Nadia tomber avec moi. Et pourtant, au fond... une part de moi refusait encore de plier. Même face à ça. Même soumise. Même brisée. Il restait une faille. Et ils ne l'avaient pas vue. Pas encore. L'enquêtrice s'est approchée, talons secs sur le béton, et a chopé Nadia par les cheveux. D'un geste net, pas violent... mais maîtrisé. Comme on saisit une chose à soi. Moi, j'pouvais à peine bouger. Mes poignets me brûlaient, attachés derrière le dos depuis des heures. La corde avait entaillé ma peau, j'sentais plus mes doigts. Mais j'la regardais. J'pouvais rien faire d'autre. Nadia était là. Allongée sur la grande table. À poil. Étirée. Offerte. Une putain de vision de sacrifice. Sa peau dorée, chaude, brillait sous la lumière blanche. Son ventre soulevé par des souffles courts. Elle ne disait rien. Joséphine s'est penchée au-dessus d'elle. Comme une prédatrice. Une garce qui sait qu'elle a gagné. Son regard glissait lentement sur le ...
... corps de Nadia, traçant chaque courbe, chaque frisson, chaque tremblement. Juste du pouvoir. Du contrôle. Et chaque mouvement qu'elle faisait, chaque silence, chaque pause... c'était pour moi. Pour me broyer. Elle a sorti une petite tondeuse noire. Elle s'est placée derrière Nadia. Toujours silencieuse. Elle a attrapé ses cheveux courts. Les magnifiques cheveux bruns, souples, denses, qu'elle adorait mouiller contre mes cuisses. Et sans prévenir, elle a enclenché l'engin. Bzzzzzz. Un premier passage. Net. Cruel. Une mèche est tombée sur le sol. Nadia a fermé les yeux. Juste ça. Elle a pas crié. Juste fermé les yeux. Comme si elle se coupait du monde. Et moi... j'ai hurlé à l'intérieur. Joséphine continuait. Lentement. À ras. Elle voulait qu'on voie le cuir chevelu. Qu'on sente la honte. Qu'on respire la domination. Elle la rasait comme on casse une identité. Comme on casse une putain de flamme. Mèche après mèche. Nadia devenait une autre. Et moi, j'me débattais contre mes liens, ma gorge en feu, le cœur éclaté. Elle m'a regardée, Joséphine. Un instant. Juste un petit sourire en coin. Et j'ai compris. Ce n'était pas pour Nadia. C'était pour moi. Je serrais les dents, incapable de détourner les yeux. Nadia ne disait encore rien. Elle respirait fort, les yeux ouverts, plantés dans les miens. Ce n'était pas de la peur, non. C'était pire. Une sorte de résignation. De silence brisé. Elle encaissait. Pour moi. Et moi, j'étais là. Immobile. Impuissante. Joséphine se ...