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Emprise - Histoire de Laura Ch. 104
Datte: 29/06/2026, Catégories: BDSM / Fétichisme Auteur: APVapv, Source: Literotica
... Avant que je fasse une connerie. La serrure a cédé avec un cliquetis sec. J'ai poussé la porte, le cœur battant à me fracasser la poitrine. L'odeur m'a pris à la gorge : humidité, savon rance, métal rouillé. Et puis... elle. Linh était là. Nue, assise sur le lit en métal, drap rêche tiré sur ses jambes maigres. Ma mère m'attendait. Même dans l'ombre, je voyais ses yeux. Ces putains d'yeux. Toujours droits. Toujours vivants, malgré tout ce qu'ils lui avaient fait. Nadia observa l'état de ma mère, son corps flétri. Linh ne bougea pas. Juste un léger mouvement de tête. Une respiration. Puis sa voix, rauque, fatiguée mais tranchante comme une lame. -- T'es sûre que tu veux faire ça? Ils vont te détruire, Laura. Ils te briseront... comme ils m'ont brisée. Je me suis figée. J'ai avalé ma salive, les poings serrés. Nadia derrière moi retenait son souffle. Moi, j'avais la gorge en feu. J'ai voulu dire quelque chose. Un truc fort. Un truc qui ferait disparaître la peur. Mais ce que j'ai lâché, c'était juste un murmure : -- J'm'en fous. J'te laisse pas ici, maman. Quoi qu'il m'en coûte. J'ai tendu la main à Linh, les doigts tremblants mais décidés. Son regard s'est accroché au mien, une seconde. Juste une seconde. Assez pour que j'y lise quelque chose d'étrange. Pas de soulagement. Pas d'espoir. Juste... la panique. Nadia, derrière moi guettait le couloir. J'entendais sa respiration accélérée. Et puis, tout a basculé. -- A L'AIDE! hurla ma mère, la voix déchirant ...
... le silence de pierre. A L'AIDE! GARDES! Mon sang s'est figé. C'était irréel. Comme un cauchemar au ralenti. Je suis restée figée, la main toujours tendue. Nadia a sursauté derrière moi. -- Qu'est-ce que tu fous, maman?! ai-je crié, mais c'était trop tard. Les pas ont résonné dans le couloir. Des bottes. Plusieurs. Et des voix qui gueulaient déjà des ordres. On a reculé, Nadia et moi, dos contre la pierre. Le premier garde a déboulé dans l'encadrement, matraque levée. J'ai frappé le premier d'un coup de pied, Nadia a balancé un couvercle de gamelle à la gueule du deuxième. Mais on n'a pas tenu longtemps. Ils étaient trop nombreux. Quatre, puis cinq. Des masses noires et violentes. L'un d'eux m'a plaquée contre le mur, ses genoux m'écrasant les cuisses, ses mains tordant mes bras. Un autre a chopé Nadia par les cheveux, la balançant contre la pierre avec une brutalité qui m'a donné la gerbe. Elle a rebondi comme un ballon. Puis, il l'a prise par le maillot pour la balancer sur le sol. Le tissu s'est déchiré et c'est le torse nu qu'elle a rebondi parterre. J'ai hurlé, griffé, mordu. J'ai tout tenté. Mais ils nous ont eues. Linh, elle, restait là. Debout. Les mains tremblantes, les larmes aux yeux. Mais elle n'a rien dit. Rien fait. Elle m'avait trahie. Pour de vrai. J'sentais le sang battre dans mes tempes, mes poignets coincés dans le dos, les genoux à terre. Mes cheveux collaient à mon visage, trempés de sueur, de rage, de honte. Nadia était étalée à côté, ...