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Emprise - Histoire de Laura Ch. 104
Datte: 29/06/2026, Catégories: BDSM / Fétichisme Auteur: APVapv, Source: Literotica
... le souffle court, une plaie ouverte sur la pommette. Mais elle tenait bon. Les yeux ouverts. Le regard planté droit devant. Et puis ils sont arrivés. Joséphine en premier, silhouette sèche, bras croisés, ce rictus glacé vissé sur la gueule. -- Quelle surprise, a-t-elle lâché. Notre chère Laura, en mode James Bond. Jacques a suivi, mains dans les poches, l'air plus dégoûté qu'en colère. Marie derrière, robe impeccable, maquillage parfait, comme si elle sortait d'un cocktail. Et Fodé, toujours trop grand, trop sûr de lui, trop silencieux. Ils étaient tous là. En rang serré. Comme un putain de tribunal. Et Linh, au milieu. Elle s'était laissée tomber à genoux, les mains sur le visage. Elle pleurait. Un vrai torrent. Des sanglots brisés, irréguliers. Sa voix s'est levée, à peine audible au début. -- Laura... pardon... j'pouvais pas... Ils m'auraient détruite. J'en pouvais plus... J'veux plus souffrir, j'veux plus... Elle s'est approchée à quatre pattes, comme une bête blessée. Ses doigts ont effleuré mon bras, mais je l'ai retiré, brutalement. -- Tais-toi, ai-je craché. T'as tout foutu en l'air. Elle a secoué la tête, les larmes dévalant ses joues ridées. -- T'es ma fille... j'voulais pas qu'ils te fassent ça... Marie a claqué des doigts. -- Bon, ça suffit. Larmoyante, soumise, traîtresse... charmant tableau familial. Fodé a souri. Un sourire lent, carnassier. -- Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait de nos deux petites fugitives? Dans la ...
... voiture, le silence. J'connaissais bien le chemin. On retournait au château de la fondation. Dans la grande salle du château, tout puait la punition. L'humiliation. Le sol ciré brillait trop. Les murs, trop propres, trop blancs, faisaient ressortir la crasse de ce qui allait s'y jouer. On était là, toutes les trois. Alignées. Les poignets attachés dans le dos, les genoux sur les tapis. Toutes trois nues. Linh à ma droite, Nadia à ma gauche. Toutes les deux tremblaient. Moi, j'essayais de pas flancher. Mais j'avais le cœur au bord des lèvres. J'avais envie de mordre, de hurler, de crever, même. Ils étaient installés face à nous, comme un putain de tribunal moyenâgeux. Jacques au centre, impassible. À sa droite, Martial, le vieux notaire, les doigts croisés sur son ventre rond, le regard vide. Fodé, bras croisés, fixait Nadia comme s'il voulait la dévorer. Marie, droite, glaciale, le menton relevé. Et Joséphine, évidemment, assise bien droite, comme une gamine modèle, sauf que sous ses airs de flic coincée, y'avait une sadique qui ne demandait qu'à sortir. J'ai levé la tête, le menton haut. Juste pour pas leur donner le plaisir de me voir baisser les yeux. -- Nadia n'a rien à voir là-dedans, ai-je balancé, la voix plus dure que je l'aurais cru. C'est moi qui ai tout organisé. Elle m'a juste suivie parce qu'elle m'aime. Si quelqu'un doit payer, c'est moi. Jacques a levé un sourcil, amusé. -- Quelle loyauté touchante. Dommage qu'elle soit aussi inutile. Fodé s'est ...