1. Emprise - Histoire de Laura Ch. 104


    Datte: 29/06/2026, Catégories: BDSM / Fétichisme Auteur: APVapv, Source: Literotica

    ... costume.
    
    Et moi, je regardais. En cage. Je n'ai pas pleuré. J'ai mordu l'intérieur de ma joue jusqu'au sang. Et je me suis jurée, une fois de plus, que j'en sortirais. Que je les enterrerais tous.
    
    - Ta mère va recevoir la vidéo de tes performances dans mon écurie. Elle va constater que tu t'occupes bien de mes étalons.
    
    Un mois. Un putain de mois enfermé dans cette mascarade dorée, entre les sabots des chevaux, les masturbation et fellation et la moquette épaisse de la chambre de l'Émir. Un mois à feindre, à encaisser, à calculer. Mais je n'étais pas morte. Pas encore.
    
    Ce matin-là, l'odeur du crottin et du foin humide m'avait presque semblé familière. C'était devenu mon quotidien. Dans le box, l'étalon piaffait, une bête immense à la robe noire luisante, le museau nerveux et les muscles tendus comme des câbles. Leila était déjà là, nue, pieds enfoncées dans la sciure. Son corps sec et nerveux glissait entre les jambes du cheval avec une aisance troublante. Elle passait la brosse d'un geste sûr sur les flancs de l'animal, la tête penchée, ses longs cheveux noirs attachés à la va-vite. On aurait dit qu'elle faisait partie de l'écurie, comme un outil bien huilé.
    
    -- Tiens-le là, dit-elle sans me regarder.
    
    Je posai ma main sur l'encolure de l'étalon. Il frémit mais ne bougea pas. Mon autre main tremblait un peu. Pas à cause de la bête, mais à cause de ce que j'étais sur le point de faire.
    
    -- Leila, soufflai-je. Faut qu'on parle.
    
    Elle ne releva pas la ...
    ... tête. Juste un haussement d'épaule.
    
    -- Parle, si ça t'fait du bien. Mais j'te préviens, j'veux pas d'embrouilles.
    
    -- C'est pas des embrouilles. C'est... un plan. Pour se barrer. Pour sortir d'ici. Pour sortir Linh.
    
    Là, elle s'arrêta. La brosse resta suspendue, le dos tourné. Son silence en disait long. Elle reprit lentement, plus doucement, ses gestes sur l'encolure du cheval.
    
    -- T'as pas compris encore? Y'a pas d'issue. On est à lui. Jusqu'à la fin.
    
    Je me suis approchée. Assez près pour sentir l'odeur âcre de sa sueur, du cheval, de sa peur rentrée.
    
    -- Peut-être. Mais si j'me casse, j'te laisse pas derrière.
    
    Elle a tourné la tête. Son regard, sombre, fatigué, s'est planté dans le mien. Un éclat. Un truc ancien. De la vie, peut-être. Ou juste un reste de colère.
    
    -- T'es tarée, Laura. Mais t'as pas changé. Pas vraiment.
    
    Et puis elle a haussé les épaules et a commencé à branler l'étalon. Mais j'savais qu'elle avait entendu. Et qu'elle y penserait. Parce que moi, j'lâcherai pas. Parce que même ici, dans ce foutu haras, y'avait encore des flammes sous les cendres.
    
    *
    
    *
    
    *
    
    Un an. Un putain d'an. Et j'suis toujours là. À genoux. Dans cette cage dorée, au pied de son lit immense, drapé de soie et de chair.
    
    Arkab gémit doucement, entre ses deux blondes. Des filles magnifiques, lisses, interchangeables. Elles gloussent, se frottent à lui comme deux chattes en chaleur. Lui, il grogne, jouit sans jamais regarder vers moi. Il sait que j'suis là. Et ...