1. Emprise - Histoire de Laura Ch. 104


    Datte: 29/06/2026, Catégories: BDSM / Fétichisme Auteur: APVapv, Source: Literotica

    ... caresser de toute sa longueur, les doigts collants, trempés de sa liqueur chaude.
    
    Et là, j'ai senti une main dans mes cheveux. Fermement. C'était Leila. Sans un mot, elle m'a tirée vers lui, plaquant mon visage tout contre cette queue énorme, brûlante. J'ai levé les yeux, le regard flou, haletante.
    
    Et il a joui. D'un coup.
    
    Le premier jet m'a éclaté sur la joue, chaud, épais, salé. J'ai crié. J'aurais pas dû. Le deuxième en plein sur mes lèvres et dans ma bouche. Un troisième, plus long, sur mon front. Et moi j'ai crié. Un cri mêlé de joie, de stupeur, de pure folie. J'étais trempée. La bouche entrouverte, les yeux fermés, le souffle court. Son sperme dégoulinait sur ma peau, lentement, jusqu'à mon menton, mon cou, mes seins nus. J'avais jamais reçu ça comme ça. Comme un putain de cadeau.
    
    Je me suis mise à rire, nerveusement, la bouche ouverte, les lèvres brillantes, la langue dehors pour en goûter. Folle! Leila me tenait toujours, fière, impitoyable.
    
    Quelques jours plus tard, un soir, l'émir était allongé nonchalamment sur ses coussins de soie, deux blondes nues étendues contre lui, comme des parures vivantes. Moi, j'étais là, recroquevillée dans la cage au pied de son lit. Nue, évidemment. Ma peau collait aux barreaux, et mes muscles me faisaient mal à force de chercher une position supportable. Je le haïssais. Mais il adorait ça, cette haine silencieuse qui faisait briller mes yeux. C'était son petit feu de camp personnel.
    
    Il tendit la main vers la ...
    ... tablette posée sur la table basse et lança une vidéo.
    
    -- Regarde bien, Laura. C'est cadeau.
    
    L'écran s'alluma. Pas de son au début, juste l'image floue d'un couloir en pierre humide. Mon cœur s'est arrêté. Je reconnaissais ce lieu. Le donjon de Porto Réal. Le cœur pourri de la Confrérie. Puis elle est apparue. Ma mère. Linh.
    
    Elle était assise sur un matelas miteux, dans ce qui ressemblait à une alcôve crasseuse. Elle était à poil, les os saillants. Ses cheveux, autrefois tirés avec soin, étaient tombés en mèches grasses autour de son visage pâle. Mais ses yeux... ses putains d'yeux... étaient toujours là. Profonds. Vifs. Brisés mais vivants.
    
    La caméra trembla. Quelqu'un entra dans le cadre. Dom Pietro. Le vieux porc. En chemise entrouverte, l'air jovial, une bouteille à la main. Il s'assit à côté d'elle. Il parla, ria. Je n'entendais rien, mais je voyais tout. Linh baissa les yeux, puis se redressa. Elle obéissait. Elle posa ses mains sur ses cuisses. Il lui attrapa le menton, la força à le regarder. Un geste lent. Pratiqué. Habitué.
    
    L'émir jeta un coup d'œil vers moi. Il souriait.
    
    -- Elle est utile, ta mère. Docile. Très appréciée.
    
    Je me suis agrippée aux barreaux. Mes ongles s'enfonçaient dans la grille comme si je pouvais la plier par la seule force de ma haine. Linh, ma mère. Celle qui m'avait tout appris, même à tenir debout. Celle qui s'était sacrifiée. Elle était là, exhibée comme un animal dressé, un jouet de pouvoir pour les vieux monstres en ...