1. Une nuit entière


    Datte: 22/06/2026, Catégories: #chronique, #érotisme, #initiatique, #volupté, #confession, fh, Auteur: AMAL, Source: Revebebe

    ... peine à quel point cela doit être douloureux. Il faut qu’il se libère et vite.
    
    Il s’allonge à côté de moi, écarte les jambes, et se prend enfin à pleine main.
    
    — Je vais venir maintenant.
    
    Je comprends qu’il m’en informe plus qu’il n’en demande la moindre permission. Cela n’appelle pas de négociation, pas de délai. J’acquiesce en mordant ma lèvre inférieure. J’ai tellement envie de m’enfoncer sur lui à cet instant. Docile, je m’allonge entre ses jambes, pose ma tête sur le haut de sa cuisse, le visage à quelques centimètres de sa main qui s’active de plus en plus. Il fixe ma bouche entrouverte, sent la libération venir. Son autre main se glisse dans mes cheveux Je mords ma lèvre, s’il savait les fantasmes dans ma tête…
    
    Les spasmes sur son ventre semblent aussi violents que l’ont été les miens. Je savoure le soulagement progressif sur son visage à mesure que les tensions redescendent, dans son corps comme dans le mien.
    
    Je remplis nos verres d’eau, il fait une chaleur dans cette pièce… J’ouvre la fenêtre pour laisser entrer la fraîcheur nocturne. Quatre heures du matin. On va le payer cher demain. Enfin demain… Je m’allonge contre lui. Je n’ai pas envie de fermer les yeux. Pas envie d’être déjà demain. Pas envie qu’il parte. Épuisés de fatigue, on finit quand même par s’écrouler – ma cheville posée sur la sienne.
    
    Mon réveil sonne deux heures plus tard. Étourdis par une nuit trop courte, on retrouve quand même nos esprits, on réalise qu’on est allés vraiment ...
    ... plus loin que prévu. L’heure n’est toujours pas aux remords : j’ai très envie de remettre ça, profiter de son corps encore un peu, l’odeur de sa peau. Ma main caresse son ventre, descend entre ses jambes. Le réveil est dur, et lui aussi quand sa main redescend entre mes cuisses.
    
    Il finit par voir l’heure tourner, reprend ses esprits, se lève pour se rhabiller. Il faut qu’il repasse chez lui se doucher. Je lui propose ma salle de bain, mais il faut aussi qu’il se change, préfère se doucher chez lui. Mmmmmh cette envie qu’il reste, ça me pique dans le bout des doigts. En deux minutes il a remis tous ses vêtements, jette un dernier regard pour vérifier s’il n’a rien oublié. Moi ? Cette attraction, c’était tellement fort, j’aimerais bien décortiquer un peu, mais visiblement ce n’est plus l’heure.
    
    Il attrape sa veste. Toujours en sous-vêtements, je me colle dos à la porte. Je ne suis pas prête. Cette nuit est passée trop vite. Je n’ai pas compris.
    
    — Reste.
    
    Il soupire en souriant. J’ai plus l’impression de le saouler que de l’attendrir. Mais il y a quelques heures à peine, ça semblait tellement puissant. Le circuit électrique s’est rouvert, la tension est partie.
    
    J’ai l’impression d’avoir trop à perdre pour ne pas essayer. Au risque de me ridiculiser, quand il m’embrasse au coin de la bouche, je tente un :
    
    — S’il te plait, reste.
    
    Je le supplie littéralement de ne pas partir si vite. Mais je n’arrive rien à verbaliser de ce qu’il y a dans ma tête, et je n’ai pas ...