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Une nuit entière
Datte: 22/06/2026, Catégories: #chronique, #érotisme, #initiatique, #volupté, #confession, fh, Auteur: AMAL, Source: Revebebe
Quand je l’entends toquer à la porte de mon minuscule appart d’étudiante, j’ai déjà le cœur à deux cent. J’ai cours le lendemain, mais l’occasion est trop belle pour ne pas en abuser. Il passe la porte en souriant, se penche légèrement vers moi pour embrasser ma joue. Son odeur fait déjà son effet – une réaction épidermique. Pavlovienne. Il traîne son nez d’une joue à l’autre, s’attarde. Bien sûr que j’ai déjà envie de l’embrasser. Mais je pose ma main sur sa bouche tout en me mordant la lèvre et en lui faisant non de la tête. Sa bouche, ma bouche… Non. Il sourit encore, part s’asseoir sur mon lit. Les options sont limitées. Un studio, un lit, un bureau, quelques étagères de bouquins, une presque cuisine avec sa classique plaque électrique, la salle de bain… on a fait le tour, en un demi-tour. C’est tout petit, mais c’est le luxe de l’indépendance. La chance d’un petit chez moi, chez rien que moi. Plus de parents. Pas de colocataire. Aucune justification à donner. Je mesure ma chance. Et je la mesure encore plus quand il s’assoit sur mon lit. Je n’ai pas envie d’échanger des banalités. Si je m’écoutais, je viendrais en face de lui, et sans le quitter des yeux, en silence, je retirerais doucement mes vêtements un à un, jusqu’à n’avoir plus que ma culotte et mon soutien-gorge, avant de venir m’asseoir sur ses cuisses. Mais ça ne se fait pas. Il y a des conventions. Il y en d’autant plus que je ne suis pas supposée laisser quoi que ce soit se passer entre nous. Mais ...
... soyons honnête, cette nuit entière sans témoin, c’est la boîte de Pandore. Ironiquement c’est le surnom qu’il s’amuse à me donner, comme si c’était moi la tentation – pour lui qui a pourtant tous les droits d’y céder. Moi en revanche… Mon petit ordinateur portable au pied de mon lit, pour regarder un film dont la fin (comme le début et le milieu) m’importe (nt) peu, on reste sages. On s’allonge chacun d’un côté de l’écran. Distance raisonnable. Le film a à peine commencé que j’ai déjà envie de fermer l’écran et lui grimper dessus. Les conventions, on a dit. J’ai envie qu’il me touche, qu’il m’approche. J’ai besoin que ce soit lui qui initie. Moi je ne peux pas. Déjà qu’il est sur mon lit… Il m’invite à venir m’allonger dos à lui. J’adore qu’il place déjà ses pions, il a envie de jouer et moi de le laisser gagner. Je voudrais être sa chose, qu’il joue avec mon corps autant que bon lui semble. Le film débute et je sens déjà son souffle dans ma nuque. Il fait courir ses lèvres sous mon oreille, entrouvre la bouche, joue avec cette petite zone si sensible et si prometteuse. J’essaie de me contrôler, mais cette zone-ci est bien trop efficace. J’expire bruyamment, me cambre pour stimuler son entre-jambe. Il me regarde faire, amusé : — Tout va bien ? Je souris de tant d’abus. Il sait très bien que je savoure chaque seconde et que ça me demande un effort considérable de ne pas simplement me retourner pour lui grimper dessus et goûter enfin sa bouche. Il continue ses petits ...