1. Courtisanes, cocottes et monde de la nuit parisienne


    Datte: 06/06/2026, Catégories: #nonérotique, #historique, #personnages, fh, ff, fbi, hplusag, fplusag, asie, extracon, profélève, nympho, hotel, caférestau, boitenuit, Auteur: OlgaT, Source: Revebebe

    ... courtisane.
    
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    Début 1905, elle débuta en tant qu’écuyère dans le « Nouveau cirque » d’Ernest Molier(1844-1933), qui lui proposa de devenir une danseuse dénudée. Elle commença ainsi sa carrière de danseuse orientale.
    
    Le 13 mars 1905, Émile Guimet(1836-1918), industriel et orientaliste fortuné, fondateur du musée national des arts asiatiques, lui proposa de venir danser dans la bibliothèque du musée, transformée pour l’occasion en temple hindou. Elle y triompha dans un numéro érotique et exotique sous le nom de « Mata Hari », signifiant « soleil », littéralement « œil du jour » en malais. Elle prit l’apparence d’une princesse javanaise habillée d’un collant couleur chair et entourée de quatre servantes, qui rend hommage au dieu hindou Shiva, et s’offre à lui lors de la troisième danse, se dénudant progressivement.Mata Hari est très grande, élancée, avec une peau mate sous une chevelure de jais, un regard ténébreux et une bouche sensuelle (Mata Hari – Wikipédia). Son succès fut immédiat.
    
    Dans un article du « Courrier français », un journaliste décrit ainsi la scène :« Elle ondule sous les voiles qui la dérobent et la révèlent à la fois. Et cela ne ressemble à rien de ce que nous avons vu. Les seins se soulèvent avec langueur, les yeux se noient. Les mains se tendent et retombent, comme moites de soleil et d’ardeur » (Grande Guerre : Mata Hari, l’espionne qui n’en était pas vraiment une).
    
    Mata Hari parcourut l’Europe, collectionnant les chapeaux, les chiens, les ...
    ... fourrures, les bijoux et les amants.
    
    Avec son numéro d’effeuillage sous prétexte de danse orientale, Mata Hari, comme le fera Colette, leva le tabou de la nudité, dans une société encore marquée par le rigorisme moral du XIXe siècle. Mythomane et manipulatrice, elle se construisit sa légende, prétendant être née à Java, où les prêtres de Shiva l’ont initiée aux secrets de son culte et de ses danses. Son père aurait été baron.Son mari, un officier supérieur dont elle est séparée, était jaloux comme un tigre (Mata Hari – Wikipédia). Mata Hari, pour justifier les cupules de bronze ornées de bijoux qui masquaient ses seins pendant ses spectacles, prétendait qu’il lui avait arraché ses mamelons dans un accès de rage jalouse, lui laissant de vilaines cicatrices. Ces cupules servaient surtout à masquer la petite taille de sa poitrine.
    
    Devenue la danseuse la mieux payée de la scène européenne, le Tout-Paris se précipite à ses spectacles, qui sont encore plus scandaleux que ceux de Colette. Elle collectionna les amants, mais aussi les maîtresses. Elle aurait été l’amante de Colette comme de Natalie Barney.
    
    La journaliste Agnès Grossmann, dans le chapitre qu’elle lui consacre dans son ouvrage, nous dit que :« le poème de Charles Baudelaire, Les Bijoux, semble avoir été écrit pour elle ».
    
    Dès ce moment, Mata Hari acquit sa réputation de mangeuse d’hommes. Elle n’hésita d’ailleurs pas à dire qu’elle préfère un officier pauvre à un banquier riche. C’est d’ailleurs ce goût pour ...
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