1. Courtisanes, cocottes et monde de la nuit parisienne


    Datte: 06/06/2026, Catégories: #nonérotique, #historique, #personnages, fh, ff, fbi, hplusag, fplusag, asie, extracon, profélève, nympho, hotel, caférestau, boitenuit, Auteur: OlgaT, Source: Revebebe

    ... horizontale », la « pécheresse », prononça ses vœux et prit le nom de Sœur Anne-Marie de la Pénitence. Après la mort de Georges Ghika, en 1945, Liane, ou plutôt Anne-Marie, s’installa à Lausanne où elle transforma une chambre de l’hôtel Carlton en cellule.
    
    Ayant presque le même âge, se considérant comme les deux reines des nuits parisiennes, la Belle Otero et Liane de Pougy furent plus que des rivales : elles se détestaient souverainement.
    
    Physiquement, les deux femmes étaient d’ailleurs très différentes. Otero est tout en rondeurs, avec un tempérament de feu. Elle, rit fort, porte quantité de pierreries colorées et s’exhibe avec opulence, en laissant un sillage capiteux sur son passage. Liane se veut plus discrète, sent la violette, porte des perles et rit sous cape et le rose aux joues des blagues grivoises des hommes qu’elle attire dans ses filets.
    
    Leur duel connut un sommet lors d’une soirée au Casino de Monte-Carlo en 1898, en présence de tout le gratin de la Belle Époque. La belle Otero arriva la première, dans une robe somptueuse, triomphante. C’est alors que Liane de Pougy entra à son tour, simplement vêtue d’une robe virginale et uniquement ornementée d’une fleur fraîche, qu’elle vient de planter dans ses cheveux.
    
    C’est une ruse. Liane de Pougy est suivie par sa femme de chambre qui porte tous les bijoux de sa maîtresse ! Le message est clair : contrairement à Otero, Liane n’a pas besoin d’artifices. Liane de Pougy humilia ainsi sa rivale ce soir-là et ...
    ... s’offrit le luxe de lui « souffler » son amant du moment.
    
    Margaretha Geertruida Zelle dite Grietje Zelle, dite Mata Hari(1876-1917), est la fille d’un riche marchand néerlandais. Elle connut peu sa mère, tôt disparue ; quant à son père, tombé en faillite, il fut déchu de l’autorité parentale. Margaretha tomba alors sous la tutelle d’un oncle, à La Haye et entama des études pour devenir institutrice. Ce fut son premier scandale, car elle fut renvoyée de l’école à la suite d’une liaison avec le directeur.
    
    À 18 ans, elle épousa un officier de la marine néerlandaise de dix-neuf ans son aîné, Rudolf MacLeod, avec qui elle partit pour les Indes néerlandaises, l’actuelle Indonésie. Là-bas, elle prit l’habitude de s’habiller à la javanaise, apprit des bribes de Javanais et surtout la danse javanaise.
    
    La vie de couple se passa très mal. Le mari est colérique, violent, alcoolique et jaloux, ne se gênant pas pour tromper son épouse. Margaretha donna naissance à deux enfants, Louise-Jeanne et Normand-John. En 1899, un drame brisa définitivement le couple : les deux enfants ont été empoisonnés. Seule Louise-Jeanne survit.
    
    En 1902, de retour en Europe, elle divorça à La Haye de son mari, obtenant la garde de sa fille et une pension alimentaire qui ne lui sera jamais versée (Mata Hari – Wikipédia). Rudolf enleva sa fille, jugeant son ex-femme indigne et dangereuse. En novembre 1903, à l’âge de 27 ans, la jeune femme partit pour Paris, et, très vite, se fit entretenir, devenant une ...
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