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Courtisanes, cocottes et monde de la nuit parisienne
Datte: 06/06/2026, Catégories: #nonérotique, #historique, #personnages, fh, ff, fbi, hplusag, fplusag, asie, extracon, profélève, nympho, hotel, caférestau, boitenuit, Auteur: OlgaT, Source: Revebebe
Résumé des épisodes précédents : Paris, de la Belle Époque aux années trente, fut, non seulement la Ville Lumière, mais aussi la capitale du plaisir, où s’affichait, dans les cercles fortunés, un goût immodéré pour la fête, l’argent, le luxe et l’extravagance. Des femmes vont incarner cette réputation. Comme l’écrit la journaliste Catherine Guignon dans son ouvrage de référence, ces femmes sont« de sublimes créatures aux yeux de braise, au sourire mutin » qui firent« une entrée spectaculaire dans le monde de la galanterie ». Elles furent danseuses, dévoilant leur corps et valorisant leur beauté provocante. Séductrices, cultivées, elles furent aussi légères, dilapidant les réputations et les fortunes des princes et des grands bourgeois. Sans scrupules et intelligentes, elles furent les reines de Paris, qualifiées d’« amazones », de « grandes horizontales », de « scandaleuses » et de « cocottes ». Elles se différenciaient de la prostitution des « maisons closes » ou du sort des lorettes et grisettes des trottoirs de Paris, par leur train de vie et parce qu’elles choisissaient leurs amants et leurs protecteurs. Leurs vies rappellent, dans une certaine mesure, le temps lointain des hétaïres de la Grèce ancienne, que j’ai évoquées dans un épisode précédent de cette série(voir, « Histoires de femmes libres :[1] – la poétesse et les hétaïres », texte publié sur Revebebe le 16 août 2022). J’aurais pu faire débuter ce récit en évoquant la « Fête impériale » et des ...
... personnages comme la sublime Comtesse de Castiglione(1837-1899) ou encore la comédienne Marguerite Bellanger(1838-1886), toutes deux maîtresses de Napoléon III. J’ai fait le choix de me concentrer sur ces années qui vont de la Belle Époque à la fin des années folles, qui marquent l’apogée et le déclin d’un monde, les années 20 donnant l’illusion d’un impossible retour aux années d’avant-guerre. Pour illustrer cette époque, j’ai procédé à un choix arbitraire en racontant la vie de seulement certaines de ces femmes. J’ai choisi ainsi de parler du parcours : – d’une femme fatale, « la Belle Otero » ; – de Liane de Pougy, surnommée le « passage des princes », qui fut également célèbre pour ses liaisons saphiques ; – de la sulfureuse danseuse Mata Hari, qui finit sa vie tragiquement, fusillée comme espionne ; – et, enfin, de Kiki, la reine de Montparnasse, la muse des peintres et des écrivains. L’Espagnole Agustina Otero Iglesias, alias Caroline Otero, dite « la belle Otero »(1868-1965) est née en Galice, et non en Andalousie, comme elle le fera croire dans ses mémoires. La belle Otero fut l’amie de Colette et l’une des courtisanes les plus connues de la Belle Époque, avec la danseuse Cléo de Mérode(1875-1966), l’actrice Émilienne d’Alençon(1870-1945) et sa grande rivale, Liane de Pougy. La mère d’Agustina, Carmen, est une gitane, chanteuse, danseuse de rue, diseuse de bonne aventure. Carmen épousa en 1863 un officier grec, Carasson. La famille, nombreuse, issue de ...