1. Courtisanes, cocottes et monde de la nuit parisienne


    Datte: 06/06/2026, Catégories: #nonérotique, #historique, #personnages, fh, ff, fbi, hplusag, fplusag, asie, extracon, profélève, nympho, hotel, caférestau, boitenuit, Auteur: OlgaT, Source: Revebebe

    ... pères différents, vit difficilement. Carasson, joueur invétéré, accumula les dettes jusqu’à ce qu’il soit tué lors d’un duel. Agustina naquit de père inconnu.
    
    La mère faisait commerce de ses charmes pour nourrir ses enfants. Carmen épousa un amant français en 1874 et Agustina se sentit vite rejetée par ce beau-père.
    
    Lors d’une fête villageoise, le 6 juillet 1879, Agustina fut violée par un savetier, Venancio Romero. Son violeur ne sera pas poursuivi, encore moins condamné ! Les temps ont depuis heureusement bien changé.
    
    À treize ans, elle rencontra un jeune chanteur de trois ans son aîné, Paco, qui lui apprit à danser le flamenco, à chanter et jouer la comédie dans des cafés, mais la força aussi à se prostituer. Suite à la dénonciation d’un médecin, la jeune mineure fut renvoyée au domicile familial, mais rejetée par sa mère. Elle rejoignit Paco à Lisbonne. Enceinte, son proxénète la força à avorter, ce qui la rendit stérile.
    
    En 1882, la jeune femme s’installa à Barcelone, où elle rencontra son deuxième amant, Francisco Coll y León, un croupier, mais, lui aussi, un souteneur. Francisco la fit se produire dans des maisons de jeux et des établissements mal famés sous son nouveau nom de scène : Caroline. Chantant et dansant avec une grande sensualité, « Caroline » exerce ses charmes dans de petits cabarets.
    
    Sa rencontre avec le banquier Furtia fut décisive. Il acheta sa liberté, lui apprit les belles manières et lui obtint des contrats dans de grands cabarets. ...
    ... Il l’emmena à Marseille puis à Monte-Carlo et enfin, à Paris, l’année de l’Exposition universelle. Elle y rencontra Joseph Oller(1839-1922), le propriétaire du Moulin-Rouge, qui fit décoller sa carrière de danseuse. Elle se produisit également au Grand Véfour et au Cirque d’été.
    
    Le critique de « Gil Blas », le quotidien fondé en 1879 par le journaliste Auguste Dumont(1816-1885) décrivit ainsi la performance de « la belle Andalouse » :« Souple comme une panthère, le poignet sur sa croupe extra-andalouse, elle exécute une rotation lente, lascive, scandée par des mouvements automatiques : le ventre s’offre, se retire, et le torse se renverse complètement en arrière dans une attitude pâmée », comme l’écrit en 1890, Caroline rencontra et séduisit Ernest Jurgens, coadministrateur de l’Eden Museum de New York, en visite en France. Il lui offrit une tournée triomphale aux États-Unis. La première victime de la « sirène des suicides » fut Jurgens : quitté par la danseuse en 1895, il mit fin à ses jours.
    
    Revenue à Paris en 1892, elle triompha dans des rôles de belle étrangère aux Folies Bergère et au théâtre des Mathurins. C’est Joseph Oller qui trouva son nom de scène, qu’elle porta à partir de cette période : la « Belle Otero ».
    
    Au cours de ses tournées en Europe, en Amérique et en Russie, le public venait admirer ses tenues somptueuses, où des joyaux authentiques mettaient en valeur ses seins. La belle Otero, se faisant inviter dans les restaurants les plus prestigieux, ...
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