-
Le Contrat - Chapitre 2: Le Seuil
Datte: 03/06/2026, Catégories: BDSM / Fétichisme Auteur: Pelec, Source: Hds
... la tête. Ma gorge était serrée, mes membres tremblants. Elle s'accroupit alors près de moi, attrapa mon menton d'une main ferme et releva mon visage ruisselant de thé et de salive vers le sien. Ses yeux verts brûlaient d'un mélange de satisfaction cruelle et de domination absolue. « Ta place est à mes pieds, Éloi, et nulle part ailleurs, » articula-t-elle froidement, en détachant bien chaque mot. « Si tu espères un jour que je te traite en véritable esclave, il va te falloir le mériter. » Elle lâcha mon menton avec dédain et se redressa, me toisant de toute sa hauteur tandis que je restais prostré au sol. « Jusqu'ici, je n'ai consenti à rien d'officiel. Tu n'es qu'à l'essai, » continua-t-elle d'un ton plus posé, presque calme. « Un jour, peut-être, si tu continues à me satisfaire par ton obéissance aveugle... » Elle marqua une pause, et du bout de sa chaussure vernie vint tapoter l'entrejambe tendue de la culotte que je portais, arrachant un tressaillement à mon corps tout entier. « ... alors tu auras l'honneur de signer Le Contrat. » Ces mots, prononcés avec gravité, résonnèrent dans l'air silencieux du salon. Le Contrat. J'en compris immédiatement la portée : l'engagement total, ...
... irrévocable, d'appartenir à Madame Stella corps et âme. Une vague de trouble intense m'envahit à cette idée — un mélange vertigineux de peur et d'extase. « Pour l'instant, tu n'as gagné que le droit de nettoyer ma maison, » conclut-elle sèchement. Sur ces dernières paroles, elle tourna les talons et m'abandonna là, toujours à genoux, à demi-nu et la bouche amère. J'entendis le claquement de ses pas s'éloigner à travers le couloir puis s'estomper. Je restai figé un long moment sur le marbre froid, le cœur tambourinant contre mes côtes. L'humiliation que je venais de subir était totale, et pourtant j'éprouvais un désir brûlant de poursuivre sur cette voie interdite. En l'espace de quelques heures, Madame Stella avait fait de moi sa chose, un jouet docile avide de la moindre parcelle de son attention cruelle. En essuyant du revers de la main une larme de honte qui perlait encore au coin de mon œil, je compris que ma vie venait de basculer. Plus rien désormais n'allait m'empêcher de chercher à mériter ce fameux Contrat dont elle avait évoqué la promesse. À genoux, le goût du thé froid encore sur ma langue, j'acceptai humblement le sort qu'elle venait de m'imposer, résolu à m'y soumettre tout entier.