1. Le Contrat - Chapitre 2: Le Seuil


    Datte: 03/06/2026, Catégories: BDSM / Fétichisme Auteur: Pelec, Source: Hds

    ... l'une des siennes. Mon esprit vacilla entre l'humiliation et une curiosité trouble. Tremblant, je passai un pied, puis l'autre, dans l'ouverture étroite, puis je fis glisser le sous-vêtement le long de mes jambes jusqu'à mes cuisses. Il me fallut forcer un peu pour le remonter complètement : le satin moulait mes fesses et compressait mon sexe, emprisonnant mon érection naissante de façon inconfortable. Le tissu féminin était presque absorbé par ma morphologie masculine, ce qui renforçait le ridicule de la scène.
    
    Rouge de honte, je me redressai, uniquement vêtu de cette mince culotte qui ne cachait presque rien de ma nudité. Je m'attendais à un ricanement ou à un sourire moqueur de sa part, mais Madame Stella resta de marbre. Elle se contenta de me toiser de la tête aux pieds, puis hocha la tête avec un air d'approbation froid.
    
    « Bien, » commenta-t-elle simplement en constatant que j'avais obéi.
    
    Ainsi accoutré, j'étais prêt à recevoir mes premiers ordres domestiques.
    
    « J'ai soif, » annonça-t-elle en allant s'asseoir sur le canapé, une jambe élégamment croisée sur l'autre. « Va me préparer un thé. La cuisine est là-bas. » D'un geste du menton, elle m'indiqua la porte à double battant au fond.
    
    Je m'inclinai brièvement. « Oui, Madame », murmurai-je avant de m'éclipser prestement vers la cuisine. Mon cœur battait toujours à vive allure et mes jambes flageolaient légèrement tandis que je traversais le couloir, conscient d'être presque nu dans cette demeure ...
    ... inconnue.
    
    La cuisine était vaste, à l'image du reste : un plan de travail en granit impeccablement propre, des placards en bois sombre parfaitement alignés. J'y pénétrai sur la pointe des pieds, craignant de salir le sol poli avec ma seule présence. Je dus fouiller quelques instants pour trouver une bouilloire et du thé. Mes doigts tremblaient en faisant couler de l'eau et en allumant le feu sous la bouilloire ; j'avais peur de faire une bêtise à chaque geste.
    
    Une fois l'eau chaude prête, je cherchai fébrilement une tasse et de quoi infuser le thé. Les portes de placard claquèrent doucement sous mes recherches précipitées. Je me hâtais, conscient que chaque seconde d'attente pouvait l'irriter. Enfin, je disposai sur un petit plateau une tasse en porcelaine, une soucoupe, et une théière dans laquelle le breuvage doré infusait déjà.
    
    Je retournai au salon aussi vite que possible, le plateau en mains. En entrant, je découvris Madame Stella assise, le dos droit, m'attendant de pied ferme. Son regard acéré se posa sur moi sans un mot. Je m'approchai d'elle et, me souvenant juste à temps de la déférence qu'elle exigeait, je mis un genou à terre pour lui présenter la tasse au-dessus de ma tête.
    
    Elle se pencha légèrement, prit la tasse d'une main sûre. Je retenais mon souffle. Sous ses yeux, je me sentais aussi insignifiant qu'un domestique maladroit. Elle porta le bord de la tasse à ses lèvres et goûta une gorgée de thé.
    
    Un pli de contrariété barra aussitôt son front.
    
    « C'est ...