1. Moi, Antoine F, 19 ans, travesti, dépravé.


    Datte: 31/05/2026, Catégories: h, revede, Transexuels Auteur: Stiletto, Source: Revebebe

    ... dans un coin à l’écart, où je vais pouvoir m’asseoir tranquillement et faire le point sur la situation.
    
    Elle n’est pas terrible : je n’ai en tout et pour tout qu’une valise et quelques centaines de francs en poche ; pas de quoi tenir bien longtemps. Il faut que je m’organise, le plus urgent est de trouver un endroit pour passer la nuit. Dans la famille, c’est hors de question, je ne tiens pas à devoir donner des explications. Où, alors ?
    
    Tout d’un coup, je pense à Jérôme. C’est un ami d’enfance, mon meilleur ami, non en fait mon seul vrai ami. Lui ne me posera pas de questions. En plus, je sais que maintenant il travaille, et a son propre logement.
    
    Je sors mon téléphone portable, un Motorola dernier cri.
    
    — Allo Jérôme !
    — Antoine, c’est toi ? Comme je suis content de t’avoir au bout du fil. Tu vas bien ?
    — Et bien en fait, non, pas vraiment. Si je t’appelle, c’est pour savoir si tu pourrais m’héberger quelques jours, le temps de me retourner.
    — Pas de souci Antoine, tu es le bien venu chez moi. Tu peux venir quand tu veux.
    
    Je soupire de soulagement, non seulement mon ami accepte de m’aider, mais en plus il ne me demande aucune explication.
    
    — Dès ce soir, c’est possible ?
    — Bien sûr.
    — Heu, tu pourrais me donner ton adresse ?
    — Ah, mais oui, bien sûr, que je suis bête, tu n’es jamais venu ! Voilà, j’ai un studio à disposition sur mon lieu de travail. Il s’agit de l’hôtel « Stéphanie », à Cannes. Tu as de quoi prendre le train ?
    — Oui, oui bien sûr. Je ...
    ... vais à la gare et je te rappelle pour te dire à quelle heure j’arrive.
    — Entendu, je viendrai te chercher.
    
    Chose dite, chose faite, je saute dans le premier bus qui dessert la gare. Là, je m’assois au fond, et encore une fois, je surprends des regards amusés ainsi que des paroles murmurées en douce que je ne comprends pas, mais qui semblent me concerner.
    
    C’est la même chose à la gare lorsque j’achète mon billet. La vendeuse m’observe avec un sourire en coin. Heureusement, j’ai de la chance, car je n’ai pas à attendre mon train très longtemps. Mais dans celui-ci, rebelote, toujours ces murmures, ces sourires et ces regards moqueurs. Cette fois-ci, c’en est trop, il faut que je me ressaisisse, je deviens complètement parano avec cette histoire.
    
    Enfin, au bout d’une heure, épuisé par cette journée éprouvante, je m’endors sur mon siège.
    
    « CANNES. Cinq minutes d’arrêt. »
    
    L’annonce dans le haut-parleur me réveille en sursaut. J’attrape ma valise et descends du train juste avant qu’il ne reparte. Comme convenu, Jérôme est sur le quai à m’attendre, et je pousse un soupir de soulagement en le voyant.
    
    — Salut, Antoine, tu as fait un bon voyage ?
    — Oui, j’ai dormi comme un bébé.
    — Je vois ça, tu as les yeux tout tirés. Allez, donne-moi ta valise.
    
    L’hôtel Stéphanie n’est qu’a une dizaine de minutes en voiture, et dès notre arrivée, Jérôme me présente le lieu ou il vit. La visite est vite faite : une pièce à vivre avec une kitchenette intégrée, une petite chambre ...
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