1. Moi, Antoine F, 19 ans, travesti, dépravé.


    Datte: 31/05/2026, Catégories: h, revede, Transexuels Auteur: Stiletto, Source: Revebebe

    — Tu es sûr que tu ne veux pas venir avec nous ?
    — Non merci, maman, sans façon.
    — Ta tante serait pourtant heureuse de te voir.
    — Je sais, mais j’ai d’autres projets.
    — Corinne, laisse le un peu tranquille. Notre fils a dix-neuf ans maintenant. À cet âge, on a d’autres envies que d’aller passer son week-end en famille.
    — Tu as raison, Jean-Louis, mais je ne l’ai pas vu grandir. Bon, Antoine, qu’as-tu prévu de faire ?
    — Oh, aller voir mes potes, aller au ciné…
    — Tu ferais mieux d’aller chez le coiffeur, réplique mon père. On va finir par te prendre pour une gonzesse.
    — Chéri, arrête de le taquiner avec ses cheveux… Si ça lui plaît de les avoir longs.
    — C’est comme ses ongles, non, mais, regarde-moi ça, on dirait des mains de filles !
    — Je ne vois pas quel mal il y a à ce qu’un garçon prenne soin de lui. Tu préférerais qu’il se les ronge ?
    — Oui, c’est ça, continue à trouver des excuses à ton fils. Faudra pas venir pleurer s’il devient pédé !
    — Mais enfin, ce n’est pas parce qu’un garçon a les ongles et les cheveux longs qu’il est pédé !
    — Admettons, s’il n’y avait que ça ! Non, mais regarde-le, il est bâti comme une femmelette. Un peu de musculation lui ferait le plus grand bien.
    — Antoine ne ressemble pas à Schwarzenegger, et alors ? Il est très bien comme il est, et j’aimerais que tu cesses de le dénigrer constamment.
    — Schwarzenegger ! Ah, ça, c’est sûr que non, moi je penserais plutôt à Karen Cheryl !
    
    Je laisse mes parents se chamailler à mon sujet ...
    ... pendant qu’ils sortent de la maison. Mais ce que mon père ignore, c’est que toutes ses remarques concernant mon allure féminine, loin de me blesser, me remplissent en fait de joie. Et tandis qu’il continue de marmonner en prenant le volant de sa R25, je bande déjà en pensant à la suite.
    
    — À demain, mon chéri, amuse-toi-bien !
    — Ne t’inquiète pas, maman, tout ira bien.
    
    Ouf, ça y est, ils sont partis, ce n’est pas trop tôt.
    
    Vous devez vous dire : « quel fils indigne » ! Oui, c’est vrai, je suis impatient de voir mes parents partir, mais pas parce que je ne les aime pas. Non, c’est pour une autre raison.
    
    Ainsi, la voiture vient tout juste de tourner au coin de la rue que je me précipite dans leur chambre. Là, je m’installe aussitôt devant la petite table où j’ai observé tant de fois ma mère se maquiller, et je commence ma transformation : durant deux jours, je ne serai plus Antoine, mais Antoinette.
    
    Tandis que j’ai dans les mains fond de teint et mascara, les images de ma mère en train de se faire belle défilent devant mes yeux. Je les reproduis presque instinctivement, et bientôt mon visage se métamorphose. Mon père trouve déjà que je suis efféminé, mais s’il me voyait ainsi, les pommettes scintillantes, les yeux de biche, les lèvres pulpeuses… Il en ferait une syncope !
    
    Je m’admire quelques minutes devant le miroir. Sans fausse modestie, le résultat est plutôt pas mal. Oh, ce n’est pas parfait, bien sûr, mais pour un jeune homme en cachette, difficile de faire ...
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