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RETOUR A KIEV
Datte: 27/05/2026, Catégories: En solitaire, Auteur: Miss_Sexcret, Source: Hds
... chose en moi s’est noué. Une chaleur. Un vide. Une jalousie trouble. Je suis repartie sur la pointe des pieds. J’ai fermé la porte de ma chambre. Je me suis couchée sur le ventre, et j’ai pleuré. Pas à cause de lui. À cause de moi. Quelques jours plus tard, en rangeant le linge, j’ai trouvé un petit tas de magazines roulés derrière une pile de sweats. Des revues porno à l’ancienne, papier jauni, couverture glacée. Des filles écartées, maquillées à outrance, la bouche pleine ou les jambes ouvertes. Rien de romantique. Du cru. Du direct. Du sexe pour soulager une tension. Je les ai feuilletés. Sans honte. Sans précaution. J’ai senti mon sexe se gonfler rien qu’en tournant les pages. Une blonde nue, en talons, en train de se faire prendre sur un plan de travail. Une rousse à genoux, avalant un sexe énorme avec les yeux pleins de larmes. Je me suis assise sur le lit, jambes croisées. J’ai ouvert ma nuisette. Et j’ai laissé mes doigts explorer. Je ne pensais plus à Sasha. Je pensais à ces corps. À ces poses. À ce que moi je n’avais plus. J’ai joui, vite, fort, les jambes crispées, les lèvres serrées. Le lendemain, j’ai reposé les magazines à leur place. Bien repliés. Comme si de rien n’était. Mais je savais. Je savais qu’ici, dans cet appartement trop petit, la sexualité flottait comme une odeur. Pas sale. Pas honteuse. Juste là. Dans les draps froissés. Les murs trop minces. Les soupirs qu’on ...
... fait semblant d’ignorer. Et puis il y a eu cette nuit. Je lisais, dans le salon, lumière tamisée, une tasse de thé refroidie entre les mains. Elle est arrivée peu avant minuit, la voisine du sixième, cheveux en bataille, bonnet mal mis, sourire trop pressé. Mais cette fois, elle n’était pas seule. Une autre fille l’accompagnait. Plus grande. Brune. Le genre un peu garçonne, jean taille basse, regard insolent. Elles m’ont saluée poliment. Un peu gênées. Sasha est sorti de sa chambre, torse nu. Pas un mot. Juste ce sourire qu’il ne fait qu’à elles. Il les a regardées, tour à tour. Puis il a pris la main de la plus jeune. Un baiser sur la joue de l’autre. Et ils sont entrés tous les trois. La porte s’est refermée doucement… mais pas entièrement. Un battement dans ma poitrine. Un silence dans l’air. Et puis les premiers éclats de rire. Je suis restée là, une minute, figée, les yeux sur la cloison. Les bruits m’ont atteinte comme une onde chaude : froissements, soupirs, gloussements étouffés. J’ai posé la tasse, debout, incapable de me concentrer. J’ai voulu aller me coucher. Mais mes pas m’ont conduite dans le couloir. La porte de sa chambre n’était qu’à moitié fermée. Une ligne de lumière découpait le parquet. Je n’ai pas réfléchi. J’ai avancé. Un pas, puis un autre. Jusqu’à la fente. J’ai regardé. Et là, le temps s’est arrêté. Ils étaient déjà nus, tous les trois. Sasha était assis au bord du ...