1. Les chemins pavés vers l'Enfer


    Datte: 17/05/2026, Catégories: #journal, #société, #drame, #historique, #adultère, #candaulisme, fh, fplusag, frousses, cocus, uniforme, jardin, Voyeur / Exhib / Nudisme Oral pénétratio, fsodo, Auteur: John Langlais, Source: Revebebe

    ... transmis en préfecture et sous-préfecture pendant la guerre, et quelques coupures de presse, c’est tout ce que nous savons, avec l’aide de quelques témoignages des acteurs de l’époque, de ce qui s’est passé au cœur du conseil municipal de Bosval entre 1940 et 1944.
    — Alors, Pierre Dudéon est revenu ?
    — Oui. Il avait pris la fuite, avait franchi la ligne de démarcation, avait un fauxAusweis, puis il a pris un bateau à Marseille, travaillant à bord d’un navire jusqu’à Cayenne. Via la Guyane britannique, il avait rejoint la France libre. Il est rentré en Normandie en 1946. Son frère Jacques avait repris la ferme après la mort de Jean-Louis et l’évasion d’Hortense.
    — Euh… évasion ?
    — Il semble qu’elle ait rejoint les forces allemandes en tant qu’aide-soignante auxiliaire, car les Allemands sont revenus à Bosval en 1943, cette fois pour la construction de la rampe du V1. Elle a aidé à soigner les soldats allemands qui ont dirigé la construction. Sauf qu’en août 44, elle avait quitté Bosval avec les Allemands. Une rumeur dit qu’au moment de la mort de son mari, elle partageait son lit avec un médecin militaire allemand, mais pour l’instant, on ignore la vérité exacte. Tout ce que nous savons, c’est qu’elle s’est suicidée dans les premiers mois de 1945 près d’Hanovre, en se jetant dans l’Elbe.
    — Et von Alterding, le capitaine ?
    — Probablement tué au combat en Russie en 1943, selon nos informations dans les archives allemandes. Son corps ne fut jamais retrouvé.
    — C’est… bon, ...
    ... la sexualité des Français et des Françaises pendant l’Occupation, c’est toujours un petit peu un sujet tabou, même aujourd’hui. Il y a eu ce bouquin de Buisson, le pote de Sarko,Années érotiques.
    — Oui, et c’est précisément pour cette raison que vous ne pouvez pas citer les noms dans ce document. Passons dans mon bureau…
    
    Matthieu et l’archiviste se dirigèrent vers le bureau, à la déception visible de la femme de l’accueil, qui avait la réputation d’être la commère de la boîte. L’archiviste ferma la porte derrière elle avant de reprendre la parole :
    
    — Premièrement, nous ne savons pas pourquoi Jean-Louis avait voulu rédiger ce témoignage. Il n’est pas certain qu’il s’agisse de sa main, il y avait des ragots, des corbeaux, tout ça. Et même si le fond est vrai, la mesure de la véracité est discutable. Je dirais même que certains détails ici sont invraisemblables. A-t-il vraiment sympathisé avec un officier allemand jusqu’à l’encourager de coucher avec sa femme ? A-t-il vraiment tout vu ? Car certains disent que sa santé était précaire à partir de 1941. Il semble qu’il ait fait au moins un séjour à l’hôpital pour « dépression », selon le langage médical de l’époque. Il est possible que certains détails aient été inventés par lui, pour s’amuser. Une sorte de fantasme pornographique pour son propre plaisir. Ou qu’il souffrait de paranoïa…
    — Mais s’il n’avait pas tout inventé ?
    — Ah, mais il n’a pas tout inventé. C’est la deuxième raison pour laquelle vous ne pouvez pas citer ...
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