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Homo naledi
Datte: 17/05/2026, Catégories: fh, ff, couleurs, Auteur: Claude Pessac, Source: Revebebe
... invitant son compagnon habituel à s’étendre près d’elle. Si Gudmar et sa blonde se pelotent mollement mais précisément, il est clair que toute leur attention se porte sur leurs voisins. Saveria se réjouit de la superbe érection de son homme. Est-ce là le résultat de la séquence saphique qu’elle et Kirsten viennent d’offrir ? Certainement, mais en partie seulement, car la Brésilienne penche pour une autre raison, bien plus importante, décisive : la libération par la parole. Raconter, avouer sans détours ni peureuses omissions, partager leur triste aventure, sans n’en rien cacher, sans contourner aucune des douloureuses réalités, cette prise de parole l’a libérée, elle. Et lui aussi, espère-t-elle de tout cœur, et son intervention dans la narration en serait bien la preuve à ses yeux. Déjà, elle regrette le mutisme qui les a emmurés ces derniers mois : s’ils s’étaient ouverts l’un à l’autre, avaient brisé leurs silences frileux et honteux, détaillé comme ils viennent de le faire les souffrances endurées par chacun d’eux, peut-être y auraient-ils trouvé déjà une certaine délivrance. Mais en parler si librement à des quasi-étrangers s’avère être une véritable et heureuse thérapie. Pour elle comme pour lui. Aucune appréhension ne se lit plus désormais sur le visage souriant de Kabanga, la ride d’inquiétude qui barrait son front depuis des semaines paraît s’estomper déjà. Saveria retrouve le fier guerrier, désinhibé comme jamais, visiblement heureux de la tournure des ...
... événements. Dégagés de leurs entraves, de cette incompréhensible mais si tenaillante honte qui les a paralysés, ils acceptent tous deux avec une gourmandise enthousiaste ce côte à côte, situation pourtant inédite pour eux. Ils se trouvent stimulés, affranchis, par le regard bienveillant de leurs voisins et se réjouissent de se donner si librement et effrontément en spectacle. Plus aucune caresse n’est interdite, aucune zone proscrite, le crâne à peine hérissé d’une très courte encore toison brune est délibérément, expressément frôlé, choyé, embrassé, le torse martyrisé parcourut par des mains avides qui ne craignent plus d’en dessiner les lignes et contours. Le couple se câlinouche tendrement, redécouvre les interrupteurs secrets qui exacerberont leur désir. — Je t’aime, petite putain infernale. J’adore quand tu te gouines, délicieuse salope gourmande, avoue Kabanga en plongeant son regard ardent d’un immense amour dans les yeux de sa femme dont une main s’égare un instant entre les cuisses de Kirsten. — J’imagine, petit salaud, que tu en redemandes même, susurre Saveria en glissant un regard complice vers sa blonde voisine. — Volontiers mais plus tard. Là, je te veux tout entière à moi, offerte à mon bâton de dynamite qui va t’exploser la casemate, allumer tous les feux d’artifice de ta grotte magique, car c’est bien ce que tu veux ma Lilliput adorée : t’exposer impudique radieuse, jouir devant témoins, te faire satelliser sous leurs yeux, non ? Alors que son chéri plonge ...