1. La grosse Monique et le routier 2


    Datte: 11/05/2026, Catégories: En solitaire, Auteur: Momonique, Source: Hds

    ... satisfait.
    
    — « Tu veux rester un peu… ou t’as d’autres maris à rendre jaloux aujourd’hui ? »
    
    Je ris doucement, m’essuie la bouche du revers de la main.
    
    — « Toi, t’as peut-être pas fini avec moi non plus. »
    
    Je reste là un moment, la tête posée sur sa cuisse, le souffle lent, le corps encore engourdi par les vagues de plaisir. Il joue distraitement avec une mèche de mes cheveux, ses doigts glissant sur ma nuque. Le silence est doux. Il n’y a plus besoin de mots.
    
    On a tout dit avec les corps.
    
    Je me redresse lentement, tire un peu sur ma robe, m’essuie discrètement entre les cuisses. Mes jambes sont lourdes, mon ventre encore tendu. Lui, il range calmement son téléphone, me lance un regard un peu plus tendre, un coin de sourire aux lèvres.
    
    — « J’crois qu’on va devoir en rester là, princesse. Faut que je reparte, j’suis déjà en retard sur ma tournée. »
    
    — « Et moi j’ai deux cents kilomètres à faire… et un mari qui attend mon appel. »
    
    Il remet son t-shirt, referme son jean, ajuste sa ceinture. Moi, je remets un peu d’ordre dans mes cheveux, mes ...
    ... fringues… sans trop y croire. Y’a des marques partout. Et j’ai le goût de lui encore au fond de la gorge.
    
    — « Merci pour le pneu, » je souffle en ouvrant la porte du camion.
    
    Il sourit plus large.
    
    — « Merci pour le reste. C’était… inattendu. Mais putain, t’es un cadeau. »
    
    Je ris doucement, descend de la cabine. L’air frais me frappe un peu, contraste avec la chaleur étouffante du moment qu’on vient de vivre. Je marche jusqu’à ma voiture, encore un peu bancale.
    
    Il descend juste derrière, me rattrape une dernière fois.
    
    — « Tu veux la vidéo ? Je peux te l’envoyer. »
    
    — « Envoie-la direct à mon mari. Il saura quoi en faire. »
    
    Il me regarde, comme s’il allait dire autre chose, puis il se contente d’un petit hochement de tête.
    
    Je monte dans ma voiture, démarre lentement. Je le vois dans mon rétro, appuyé contre son camion, bras croisés, toujours ce petit sourire satisfait au coin des lèvres.
    
    Et pendant que l’autoroute s’ouvre à nouveau devant moi, je sens une chaleur familière au creux du ventre, et l’envie déjà folle de raconter chaque détail à mon mari. 
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