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Pose ton Cœur, Offre ton Cul
Datte: 11/05/2026, Catégories: #exercice, Humour #délire, #société, #ruralité, #érotisme, #fantastique, #volupté, #regret, #confession, #nostalgie, #personnages, #libertinage, #groupe, #Voyeur / Exhib / Nudisme, #Voyeur / Exhib / Nudismeitionniste, #masturbation, #lieupublic, Auteur: L'artiste, Source: Revebebe
... Élise, la voix rauque comme après une longue confession avec option langue. — On évangélise. On fait asseoir le monde, répond Mathieu en fixant la foule. Ils commencent local. Des tracts sont distribués : Des réunions sont organisées. Des ateliers : Les enfants jouent à Confesse-Moi Si Tu Peux. Les anciens murmurent des psaumes obscènes. Une messe est improvisée. Gertrude, en soutane courte, lit l’évangile selon Sainte Lubrifica : — Et le Banc dit : « Laissez venir à moi les fesses lourdes et les secrets honteux, car je les consolerai avec du chêne tendre. » Les journaux en parlent. Un député vient voir. Il s’assied. Il repart sans pantalon, mais avec un programme de réforme sociale basé sur le consentement anal. D’autres modèles sont installés. À Paris : il avoue avoir inspiré tous les discours politiques creux depuis 1985. À Bruxelles : il révèle que le fromage est un fétiche diplomatique. À New York : il fait jouir une salle entière au Madison Square Garden avec une confession collective de peur de l’engagement. Le mouvement grandit. On l’appelle « Le Bancalisme ». Ses fidèles « Les Culminants ». Leur dogme : « Aucun secret ne résiste à une assise sincère. » Mais… le Banc d’origine, le premier, commence à se fissurer. ...
... Trop de confessions. Trop de fluides. Trop de mémoire. Un jour, il pleure. Du jus d’aveu. Du sperme passé. Des souvenirs collants. Mathieu l’écoute, et comprend : le Banc est mourant. Il faut le soulager. Le libérer. — Une dernière confession, dit Élise. — La nôtre, murmure Mathieu. La vraie. Celle qu’on s’est jamais dite. Ils s’assoient une dernière fois. La foule est là. En silence. Comme à un enterrement… ou une masturbation publique très respectueuse. Et ils avouent. — J’ai voulu te tromper, dit Élise. Une fois. Avec ton frère. Il m’a dit non. Et j’ai pleuré de soulagement. — J’ai rêvé que tu me quittais… et je me suis réveillé heureux. J’ai honte de ce rêve. Le Banc gémit. Puis soupire. Puis… explose. Pas une explosion violente. Un souffle doux. Un orgasme du bois. Un soulagement absolu. Les planches volent. Des copeaux dorés. Et une dernière voix, faible, s’élève : Puis plus rien. Aujourd’hui, Mathieu et Élise vivent dans un bus aménagé. Ils sillonnent les routes avec un banc portatif. Ils l’appellent « Petit Culte. » Ils n’en ont plus vraiment besoin. Ils l’ont en eux. Ils écoutent. Ils accueillent. Et parfois… ils s’assoient ensemble. Et quand ils le font, quelqu’un, quelque part, confesse enfin un secret qui le libère.