-
Pose ton Cœur, Offre ton Cul
Datte: 11/05/2026, Catégories: #exercice, Humour #délire, #société, #ruralité, #érotisme, #fantastique, #volupté, #regret, #confession, #nostalgie, #personnages, #libertinage, #groupe, #Voyeur / Exhib / Nudisme, #Voyeur / Exhib / Nudismeitionniste, #masturbation, #lieupublic, Auteur: L'artiste, Source: Revebebe
... gémit doucement au soleil. En paix. En fente. En chaleur. Ils tombent. Pas une chute brutale. Plutôt une descente molle, comme glisser dans un vagin cosmique fait de souvenirs, d’émois flasques et de moquettes charnelles. Ils atterrissent sur un sol qui ressemble à de la peau de velours. Ça sent le savon intime, la lettre d’amour chiffonnée et… l’humidité concentrée. — Où est-ce qu’on est ? chuchote Élise. — Dans un cauchemar mouillé conçu par un menuisier nécrophile, murmure Mathieu. Une voix résonne autour d’eux. Des étagères. À perte de vue. Remplies de boîtes transparentes. Dedans : des scènes. Des fragments de fesses. Des épisodes de baise non assumés. Des souvenirs masturbatoires millésimés. Élise s’approche d’une boîte. L’étiquette dit : Elle ouvre. Une vision surgit : Josiane. Robe à fleurs. Bocal de fraise. Doigté méthodique sur une nappe provençale. Le banc qui grince d’approbation. Elle qui crie : « C’est meilleur que le clafoutis ! » Élise referme en hurlant. — Il y a des trucs ici… qu’on n’est pas censés voir. — Et pourtant. On regarde, sourit Mathieu. Ils avancent. Des confessions sont là, en liberté conditionnelle : Un mec qui s’est masturbé en imitant un lama. Une femme qui a pris son orgasme pour une attaque de panique. Un couple qui a baisé sur un banc et sur le maire. Et plus ils s’enfoncent… plus c’est bizarre. Les boîtes deviennent vivantes. L’une d’elles palpite. Une autre suinte. Ils en trouvent une avec leur propre nom ...
... dessus. Mais datée « 2037 ». — C’est dans le futur, dit Élise. — On n’a même pas encore eu ce souvenir… Ils hésitent, mais ouvrent. Ils referment la boîte. Haletants. Tremblants. — C’est notre futur ? demande Élise. — C’est peut-être le destin… du village. Du monde. D’un mobilier qui a trop vu. La voix du banc résonne : — VOUS AVEZ TOUT VU. VOUS SAVEZ MAINTENANT. VOUS POUVEZ CHOISIR : RESTER ICI… AVEC MOI. OU REMONTER… ET TRANSMETTRE. Ils se regardent. Ils savent ce que ça implique. S’ils remontent… Ils deviendront les Prophètes du Banc. Les apôtres de l’orgasme collectif, les missionnaires du trou béni. S’ils restent… Ils vivront dans cette archive moite, éternellement lubrifiés, mais isolés. Élise murmure : — On remonte. On doit… — … faire asseoir le monde entier, complète Mathieu en hochant la tête. Ils sont remontés. Sortis du Banc comme d’un vagin magique inversé, suants, essoufflés, nés une deuxième fois. Le soleil est là. Les gens aussi. Mais tout a changé. Autour de la place, les villageois les regardent… différemment. Pas avec jugement. Avec cette lumière dans les yeux qu’ont les fidèles qui attendent une bénédiction – ou un cunnilingus sacré. Mathieu a une aura. On dirait qu’il transpire de la ferveur érotico-mystique. Élise, elle, ne touche plus le sol. Elle lévite légèrement, portée par la foi et des endorphines collectées dans les rêves humides d’Odette. Le Banc ne parle plus. Il résonne. — Que fait-on maintenant ? demande ...