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Pose ton Cœur, Offre ton Cul
Datte: 11/05/2026, Catégories: #exercice, Humour #délire, #société, #ruralité, #érotisme, #fantastique, #volupté, #regret, #confession, #nostalgie, #personnages, #libertinage, #groupe, #Voyeur / Exhib / Nudisme, #Voyeur / Exhib / Nudismeitionniste, #masturbation, #lieupublic, Auteur: L'artiste, Source: Revebebe
... dit : — Est-ce que le banc est encore chaud, les jeunes ? Elle s’appelait Odette, 81 ans, perruque rose, dentier brillant et un regard qui disait : « J’ai vu des choses que ton slip ne peut même pas concevoir. » Mathieu s’est tourné. Il aurait dû dire non. L’alerter. La prévenir. Crier « Fuis, Odette, ce banc suce l’âme par le périnée ! » Mais il n’a rien dit. Parce que le banc parlait déjà. Pas à haute voix. Pas avec des mots. Mais dans leurs têtes. Élise a sursauté. — Tu l’as entendu ? — Oui… il a une voix de… de massage anal en stéréo. Le banc ricane. Pas dans le bois. Dans leurs os. Odette s’assoit. Et tout bascule. La Place s’éveille. Ils arrivent. Tous. Comme attirés par une odeur que seul l’âme peut sentir. Pierrot, l’ancien garagiste qui rêve de partouzes en camping-car. Justine, la bibliothécaire dominatrice qui fouette avec des marque-pages. Kevin, encore lui, en short trop court et courage en bandoulière. Et même Gertrude, en tailleur cuir, prête à noter chaque orgasme comme une fonction publique du plaisir. Ils s’assoient. En file. À tour de rôle. Le banc tremble, puis pulse. Il transmet. Chaque confession est ressentie par tous. En même temps. Un orgasme communautaire. Une orgasme-démie. Quelqu’un gémit. Quelqu’un pleure. Quelqu’un se touche la tempe en criant « C’est ma femme qui m’étrangle, bordel, et j’aime ça ! » Le Banc Parle. Pour de bon, cette fois. Avec sa propre voix. Un mélange de Barry White, Simone Signoret, et Siri en ...
... pleine montée de chaleur. — VOUS M’AVEZ OUBLIÉ. VOUS M’AVEZ SALI. ET POURTANT… VOUS VENEZ TOUS VOUS POSER VOS FESSES. Un silence. — MAINTENANT, VOUS ÊTES À MOI. VOS CULS M’APPARTIENNENT. VOS VÉRITÉS M’EXCITENT. VOS NON-DITS ME FONT JOUIR. Quelqu’un s’évanouit de plaisir. Mathieu recule. — C’est une entité sexuelle municipale ! s’exclame-t-il. — C’est… c’est un banc-culte. Il… il déclenche le consentement collectif, renchérit Élise, tremblante — Je propose qu’on instaure des horaires de passage. Pour éviter les débordements, intervient Gertrude en levant une main. Le banc, lui, continue : — MAINTENANT… NOUS ALLONS VIBRER ENSEMBLE. Et tout le village s’illumine. Vraiment. Des lueurs charnelles courent sur les pavés. Des frissons collectifs traversent les vitrines. Les confessions jaillissent sans qu’on ait besoin de parler. Tout sort. Les corps bougent. Se cherchent. Mais ce n’est pas une orgie. C’est une libération rythmée. Une rave mystique à base de culs dénoués. Le banc rappelle Mathieu et Élise : les Fessiers Fondateurs. Ils reviennent s’y asseoir. Et cette fois… il s’ouvre. Littéralement. Une trappe au centre. Une lueur. Une invitation. — ENTREZ DANS MA MÉMOIRE. DÉFONCEZ LES ARCHIVES. Ils hésitent. Puis sautent. Plongée dans l’inconscient collectif sexuel de tout un village. Un labyrinthe de fantasmes, regrets et souvenirs collants. Un rêve éveillé où le plaisir devient vérité. Et pendant ce temps, sur la place, le reste du village ...