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Le bruit incessant des machines
Datte: 10/05/2026, Catégories: #sciencefiction, amour, cérébral, odeurs, Auteur: calpurnia, Source: Revebebe
... reçu de lui disait qu’il apprécie beaucoup cette partie du corps féminin. Elle prend à cœur de le satisfaire. Il doit être en train de visionner celles qu’elle lui a envoyées lorsqu’elle était plus jeune de neuf ans : la durée d’un battement de cils, à l’échelle cosmique de ce voyage. Elle ferait tout pour lui plaire. Sa façon d’aimer consiste donc à se monter à lui en totalité. Il y a quelques années, elle s’est installée dans le fauteuil gynécologique de la salle médicale afin d’ouvrir son vagin jusqu’à la douleur au moyen d’un spéculum bien lubrifié, puis a braqué la caméra vers cette zone pour lui exhiber l’intérieur profond de son intimité. Elle en a ressenti une sorte de jouissance narcissique qu’elle ne connaissait pas encore. Elle se lève et s’observe, de la tête aux pieds, sur la surface des multiples écrans qui l’entourent et qui sont comme autant de miroirs qui lui renvoient sous tous les angles les images d’un corps sale aux longs cheveux bruns et gras. Athéna, connaissant ses désirs, l’aide en optimisant l’orientation des prises de vue. Elle se tient droite, s’agrippe à une barre d’appui, les pieds tendus dans l’axe des mollets comme une ballerine. Elle s’imagine sous le regard des juges qui la déclarent coupable du quintuple meurtre de ses coéquipières, après un procès rapide au cours duquel elle ne s’est pas vraiment défendue, voire s’est elle-même accablée. Elle frémit en écoutant la sentence qu’elle a espérée. Le magistrat vocifère : sa colère est ...
... celle de tout un peuple, de l’humanité entière dont elle a trahi les aspirations scientifiques. La diatribe prend un accent biblique : Judith, qu’as-tu fait de tes sœurs de voyage ? Souvent, elle fait ce rêve éveillé qui se termine invariablement par la peine capitale, mais selon différents procédés de mise à mort : électrocution, guillotine ou crucifixion. Entendre ces paroles de condamnation, même d’une manière onirique, la propulse systématiquement dans un état proche de l’orgasme, tandis que des gouttelettes perlent à la surface de sa vulve à travers la forêt de poils, sous l’effet du mouvement de l’index qui, sans répit, agace le clitoris. La seule chose qu’elle réclame à ses bourreaux, en guise de dernière volonté, est la présence de son Arthur adoré. D’un flash, un souvenir de jeunesse lui revient : bien que bonne élève, la collégienne Judith, serre-tête, jupe plissée et corsage bien repassé par Maman, s’était avisée de tricher à un contrôle au moyen d’une antisèche dans sa trousse. Ou peut-être était-elle déjà au lycée ? Elle n’en est pas certaine. La couleur des murs évoque plutôt l’austère établissement privé où ses parents l’avaient inscrite après leur déménagement. Toujours est-il que découverte, elle a été contrainte de se lever et d’aller au tableau, la tête basse, tandis que l’enseignant l’agonisait d’une mercuriale implacable. Sous l’effet du stress, elle a senti sa culotte se mouiller et son ventre s’enflammer d’une manière si délicieuse qu’elle a récidivé et ...