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Clara dans la tempête
Datte: 09/05/2026, Catégories: #psychologie, #drame, #érotisme, #volupté, #consolation, #confession, #occasion, #lieudeloisir, fh, inconnu, fépilée, froid, Auteur: charly1970, Source: Revebebe
... l’observer. Dans la panique des présentations, je n’ai pas prêté attention à son physique hors norme, puissant et terriblement féminin à la fois. La vie au grand air ne doit pas être étrangère à sa robustesse. Pourtant, je m’attendris en devinant dans la pénombre les rondeurs sensuelles de son corps. Le poêle qui maintenant carbure à fond procure une chaleur presque étouffante dans un si petit espace. Clara finit par enlever un à un ses nombreux vêtements pour se retrouver en tee-shirt et en shorty. J’en fais de même, car je m’asphyxie dans cette ambiance de sauna norvégien. Je lui tends le bol fumant et reprends la conversation. — Tu sais, Clara, vivre, c’est accepter le risque. Le risque de se tromper, le risque de mourir, de se retrouver seul. Il n’y a que les cons pour refuser ce risque et passer toute leur vie comme des morts-vivants, se croyant bien-pensant. Toi, tu vis. Tu dois vivre. Ici, on est dans une parenthèse de l’espace-temps. Personne ne peut nous atteindre hormis ce qu’on trimballe avec soi. Je suis triste de t’avoir vue si désemparée. Ça me rappelle de très, très mauvais souvenirs. Le temps d’une nuit, on peut essayer de déposer notre sac à dos, avec tous nos drames et nos regrets ? J’en ai peut-être trop dit, je finis par me taire. Suit un inconfortable silence qui dure une éternité. Pour meubler les minutes qui s’égrènent, je sors machinalement deux petits verres et une bouteille de liqueur de prunellier que j’ai toujours en réserve dans un de ...
... mes placards. — Après s’être réchauffé le corps, on peut penser au cœur. Non ? Je pousse lentement le verre plein en direction de Clara. Sans mot dire, elle pose sa main sur la mienne. Je crois que ça nous fait du bien à tous les deux de sentir la chaleur de l’autre. Ça brise quelque part la distance qui nous sépare. Les souvenirs d’un passé pas si lointain me reviennent. Dans un tunnel sans fond, je m’y enfonce et me noie. Les larmes me montent aux yeux. C’est plus fort que moi. Clara me regarde, incrédule, et me glisse dans un murmure au creux de l’oreille : — Nous voilà bien. Un partout, balle au centre. Elle nous verse à tous les deux un deuxième verre de liqueur. Je recharge le poêle et m’assois tout contre elle. À quoi bon raconter ce qui m’est arrivé ? Je sais, elle sait, nous savons tous deux la douleur qui nous habite. Passez un certain seuil, la parole est de trop. Restent nos deux corps l’un contre l’autre. Ce qui suit est de l’ordre de l’instinct de survie, pas de l’amour. J’approche mes lèvres de sa bouche et y dépose un rapide baiser. Pas le temps de me reprocher cet élan incontrôlé, Clara prend lentement ma tête entre ses mains, me fixe droit dans les yeux, puis dépose une avalanche de petits bisous partout sur mon visage. Nous tombons dans les bras l’un de l’autre et roulons à même le sol. J’arrache ses derniers vêtements plus que je ne la déshabille. Clara s’acharne pour enlever mon tee-shirt et mon boxer, puis, dans l’empressement finit par les ...