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3. Retour sur Terre
Datte: 05/05/2026, Catégories: f, Oral pénétratio, Auteur: ChrisM, Source: Revebebe
... régulièrement, je laissais discrètement quelques billets. Ce qui me valut une grosse colère : — François, je ne suis pas une pute. Si je couche avec toi, c’est parce que j’aime ça, c’est pas pour le fric ! — Je ne te donne pas de l’argent pour baiser. Je fais des versements pour acheter une de tes œuvres. Elle rougit d’un coup. — Tu veux laquelle ? On fit un tour dans le garage, je flashai sur une sculpture. Heureusement, elle n’était pas trop encombrante et pouvait rentrer dans mon deux-pièces. Elle ne m’a pas quitté et trône encore aujourd’hui dans mon bureau. Je ne m’en suis séparé que quelques mois l’an passé lors de la rétrospective d’Irène au Centre Pompidou. oooOOOooo Sans le vouloir, j’ai revu Francine, nous nous sommes presque tombés dessus à la sortie d’un théâtre. Je l’ai reconnue immédiatement, toujours aussi craquante, elle ne cherchait plus à camoufler son physique. Son sourire, quand elle m’a vu, m’a donné chaud au cœur. Elle ne m’avait pas oublié… Serait-elle partante pour qu’on se voie ? — Alors, tu as eu ton poste à Paris ? — Oui, je suis chargée de cours à la fac. — Et tu es mariée ? — Avec mon fiancé, oui. — Et ça se passe bien ? — Tu veux tout savoir ? Oui, je suis très heureuse et je n’ai jamais trompé mon mari. — Si tu changes d’avis… — Tu risques d’attendre longtemps, dit-elle en riant. Mais si tu veux me revoir avant, je soutiens une thèse de doctorat le mois prochain. Ça t’intéresse ? — Volontiers, même si je ...
... risque de ne rien comprendre. — Le sujet devrait t’intéresser, c’est toi qui me l’as inspiré. Et je me suis retrouvé dans un amphi de la Sorbonne, quasiment plein. Sa thèse traitait, je simplifie, de l’apport de la littérature libertine du XVIIIe siècle à la philosophie des Lumières. J’ai parfois décroché, mais le jury a semblé beaucoup apprécier. Un tel sujet avait déjà été abordé par des hommes, elle était la première femme à s’en emparer. La salle a explosé en applaudissements, en vivats, c’était le premier pas qui la mènerait à la présidence de l’université Panthéon-Sorbonne. Quand je l’ai félicitée, elle m’a pris dans ses bras en me glissant à l’oreille : — Je te souhaite un bon anniversaire. — Tu te souviens du jour ? Et elle m’embrasse sur les deux joues et ajoute doucement : — Je ne risque pas d’oublier cette date, elle est gravée dans ma chair. Depuis, chaque année, je reçois une carte de Francine pour mon anniversaire. oooOOOooo Alexandra, c’est elle qui m’a appelé. Après une formation d’esthéticienne, elle avait repris un salon vers Montparnasse, les parents avaient dû aider. Le mieux, me dit-elle, tu viens mardi à dix-huit heures. C’est une journée calme, je te fais visiter mon salon, en prime tu auras droit à un massage. La connaissant, je me doute bien du genre de massage. À l’heure dite, j’arrive dans son salon. Une jeune employée m’accueille, j’entends, du fond du salon, une voix que je n’ai pas oubliée : — François ? Je ...