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L'été de mes vingt ans
Datte: 02/05/2026, Catégories: #journal, fh, grosseins, vacances, plage, campagne, humilié(e), Auteur: Amateur de Blues, Source: Revebebe
... refroidie. Je me suis allongée dans l’herbe et j’ai décidé de prendre le temps de regarder autour de moi. Peut-être est-ce un endroit dangereux, mais il est aussi possible que les gens d’ici soient tellement bêtes qu’ils ne se baignent pas dans les étangs. Ils vont en vacances aux Antilles où ils construisent une piscine dans leur jardin. J’en étais là de mes réflexions quand j’ai entendu une voix derrière moi. — Vous ne vous baignez pas ? Je me suis retournée brusquement et le bel homme de la foire était là, debout juste derrière moi. — J’avoue tout, a-t-il ajouté, je vous ai suivie. Quand je vous ai vue partir en vélo, je me suis dit que ce serait l’occasion de prendre l’air et j’ai sauté dans ma voiture. Cet étang est une excellente idée par une journée chaude comme celle-ci. Alors, vous ne vous baignez pas ? Il souriait. Il ne se rendait pas compte de ce que sa conduite avait d’anormal. Je me sentais comme une bête traquée. J’aurais voulu m’enfuir sans savoir comment faire. — Je n’ai pas pris de maillot, ai-je menti pitoyablement, au lieu de le traiter de vieux bouc. — Je ne crois pas que ce soit un problème. Il n’y a personne. Baignez-vous donc toute nue ! — Il y a vous. — Ah oui, moi ! Mais moi, je ne compte pas. Ce n’est pas comme si je ne vous avais jamais vue à poil. Ne prenez pas cet air de sainte nitouche offusquée, je vous assure que cela ne vous va pas du tout. C’est arrivé par hasard, et parfois les hasards font bien les choses n’est-ce ...
... pas ? Dans la tourelle est de ma demeure, j’ai installé dans la petite chambre tout en haut une lunette de vue. L’idée était d’observer la lune et les planètes de ce côté-là, car on est moins gêné par les lumières du village. Et un soir, que vois-je ? De la lumière dans une petite chambre inoccupée de la maison de mon ami Gérard ! Je braque ma lunette dans cette direction et c’est là que je vous ai découverte. Ce premier soir, vous aviez une sage chemise de nuit. Mais depuis, avec cette chaleur, vous avez passé beaucoup de temps toute nue, vous savez. Voilà que vous perturbez ma petite vie bien rangée de nobliau de province. Je passe mes après-midi dans cette petite chambre, l’œil rivé à ma petite lunette, à vous observer déambuler sans aucune pudeur. C’est un tel délice que je n’en dors plus, vous savez. — Aussi, a-t-il ajouté après un silence, vous seriez bien têtue de refuser de vous déshabiller maintenant. Vous suez comme une vache. Encore une fois, j’étais si outrée que je n’ai pas réussi à dire quoi que ce soit. Je devais être écarlate et ridicule, allongée dans l’herbe et dominée par cet homme détestable. — Bien, a-t-il repris, puisqu’il en est ainsi, je vais vous montrer le chemin. Il a alors entrepris de se déshabiller, sans cesser de me dévisager. Quand il a été en slip, j’ai cru qu’il allait s’arrêter là, mais je suppose que c’était mal le connaître, car il l’a enlevé sans une hésitation. Je n’avais jamais vu un homme entièrement nu en plein jour comme ça ...