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L'été de mes vingt ans
Datte: 02/05/2026, Catégories: #journal, fh, grosseins, vacances, plage, campagne, humilié(e), Auteur: Amateur de Blues, Source: Revebebe
... nuit et j’avais complètement oublié mon vieux tonton. Je ne me souviens même pas d’avoir allumé la lumière pour finir ma lecture. C’est une histoire affreuse, très dérangeante, et même plus que ça. Je ne comprends pas encore ce matin pourquoi je m’y suis attachée à ce point. Quand j’ai eu fini de lire, j’avais les larmes aux yeux et j’étais mouillée intimement comme cela ne m’était jamais arrivé. J’ai ouvert grand la fenêtre pour respirer l’air de la nuit. Les millions de criquets menaient leur sarabande habituelle et cela m’a un peu calmé. La chambre n’est pas tournée vers le village et je ne voyais qu’une lumière tremblotante entre les arbres. Curieusement, j’ai associé cette lumière au livre et j’imaginais que c’était là que tout s’était passé. J’étais très impressionnée et puis, subitement, je me suis rappelé le pauvre tonton qui n’avait pas eu de dîner et je me suis précipitée dans l’escalier. Je me demande encore ce qui m’a pris de lire cette histoire jusqu’au bout. Il y a des images que je n’oublierai pas. Dans la première partie du livre, Marie échappe au viol dans de nombreuses circonstances. C’est très violent et tous les hommes se jettent sur elle dès qu’ils la voient, qu’ils soient soldats, commerçants ou prêtres. Tous lorgnent les gros seins de la jeune femme et cela les transforme en bêtes sauvages. J’ai moi-même une poitrine généreuse et j’ai eu beaucoup de mal à accepter ce cadeau de la nature pendant l’adolescence. Le regard des hommes était ...
... constamment dérangeant. Depuis, j’ai compris que cela pouvait être un atout quand on veut plaire à un garçon et j’ai appris à vivre avec et à porter des décolletés provocants quand j’en ai envie. Puis le livre bascule dans tout autre chose. Le père de Marie est arrêté pour braconnage et doit être pendu. La jeune femme se rend chez le seigneur pour plaider sa cause. Et là commence un dialogue qui m’a tant marqué que je le sais par cœur. — Tu peux sauver ton père, dit le seigneur. On me dit que tu te défends vaillamment contre les hommes. Est-ce vrai ? Es-tu toujours vierge ? — Oui, Seigneur, c’est la vérité. — Alors, il suffit que tu deviennes ma chienne et ton père sera libre. — Pardon ? Que voulez-vous dire ? — Je n’ai pas l’habitude de répéter mes ordres quand je parle à mes bêtes. Es-tu ma chienne ? — … Oui, Seigneur. — Alors, tais-toi. On n’a jamais entendu une bête parler. Et enlève-moi ces guenilles. On n’a jamais vu une chienne avec une robe. La suite du livre est une longue description de tous les sévices sexuels que cet homme fait subir à la pauvre Marie. Et ce qui est pour moi le plus horrible, c’est qu’on ne sait jamais ce que ressent cette femme. Elle est humiliée, violentée, battue et offerte à tout un tas d’hommes plus pervers les uns que les autres, mais l’auteur se contente de nous décrire cela comme il décrirait une bataille ou une chasse au renard. D’ailleurs, dans une scène, Marie doit fuir dans la campagne, nue évidemment, poursuivie par une meute ...