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L'été de mes vingt ans
Datte: 02/05/2026, Catégories: #journal, fh, grosseins, vacances, plage, campagne, humilié(e), Auteur: Amateur de Blues, Source: Revebebe
... d’hommes armés de fouets et de bâtons. J’ai appris ce matin par mon grand-oncle que la malle a été déposée par son voisin, le propriétaire du château, qui a eu un dégât des eaux dans sa bibliothèque. Cet homme qui possède le livre rouge impressionne fort mon oncle, car il est riche et érudit. Pour ma part, sans le connaître, je pense que c’est probablement un pervers que je n’ai pas envie de rencontrer. Mais je reste troublée parce que je ne comprends pas pourquoi j’ai voulu lire ce texte jusqu’au bout. Maintenant, il me hante. &&& Hier soir, Tonton, qui lisait le journal, m’a annoncé que la foire du village se tient ce week-end. Il m’a conseillé d’y aller pour me distraire. Le pauvre vieil homme comprend que je m’ennuie à mourir. Pourtant, il n’est pas prêt à renoncer à mes services. Me voilà donc partie sur mon vieux vélo sous le soleil de l’après-midi. J’ai mis une jolie petite robe, on ne sait jamais. La foire en question est à l’image de cette région. Les gens d’ici n’ont pas compris que le monde change et tout se passe exactement comme si nous étions en 1960. On peut gagner des ours en peluche en tirant à la carabine, les maquignons ont des blouses grises et des bérets sur la tête. J’errais dans les allées, cherchant un stand moins ringard que les autres quand je me suis retrouvée en face d’un énorme taureau. Cet animal avait gagné le premier prix le matin même et faisait l’admiration de la population. Je suis une fille de la ville et je n’avais jamais pu ...
... observer un tel animal. C’était une bête splendide et je restais là à admirer sa musculature de champion. L’animal qui devait avoir chaud se mit à meugler puissamment et à laisser grandir sous son ventre un sexe sombre et aussi gros qu’un tronc d’arbre. J’étais donc là, toute chose, à regarder l’animal bander quand une voix placée derrière moi m’interpella : — Quelle belle bête, n’est-ce pas ? Je me suis retournée brusquement et me suis retrouvée face à face avec un homme grand, beau et grisonnant qui me regardait avec gourmandise. — Excusez-moi, ajouta-t-il avec le sourire. Je ne me suis pas présenté, Régis de Monfort. Je suis un voisin et j’espère un ami de votre grand-oncle. Moi aussi, j’admirais cet animal quand je vous ai vue et j’ai tout de suite deviné qui vous étiez. Mon ami Gérard était si content quand il a appris votre venue. Pourquoi est-ce que nous sommes attirés par ce superbe taureau, à votre avis ? Je n’avais pas d’avis. J’étais en train de béer devant cette bite avec les testicules gros comme des noix de coco qui pendaient en dessous, sans penser à rien et je n’allais certainement pas le dire à un inconnu. Mais il n’attendait pas de réponse. — Je pense pour ma part que nous sommes attirés par l’impudeur de ces animaux, reprit-il en continuant à me manger du regard. Ils montrent sans honte ce que nous cachons en permanence et, pourtant, le sexe occupe une bonne part de nos pensées. Je devais être rouge comme un camion de pompiers et je ne ...