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Nos corps seront pour toi
Datte: 01/05/2026, Catégories: #policier, fffh, freresoeur, prost, neuneu, laid(e)s, jardin, vengeance, odeurs, Masturbation pénétratio, attache, Auteur: calpurnia, Source: Revebebe
... sans fil dans ton sac à dos, ainsi qu’un pied-de-biche. Également, tu porteras des gants, à n’enlever en cours d’opération sous aucun prétexte. — Nous connaissons le modèle de serrure, a continué Myriam. Nous avons acheté la même et monté une porte équivalente dans la cave de la maison, pour que tu t’entraînes. Derrière se trouve un mannequin de vitrine de magasin. À toi de jouer. Tu as deux minutes. Nous allons te chronométrer. Au-delà, il risque d’avoir le temps d’appeler la police, ou bien un voisin pourrait venir à son secours. J’ai franchi tous les obstacles, tiré sur la poupée de plastique. C’était facile. Je l’ai fait plusieurs fois, en améliorant ma performance à chaque tentative, pour aboutir à moins d’une minute. Entre deux essais, elles réparaient la porte avec des serrures de rechange. J’apprenais chaque geste par cœur. Elles ne voulaient rien laisser au hasard. À la fin, j’ai répété l’action les yeux bandés, afin qu’elles soient sûres que je maîtrisais chaque détail de l’opération à la perfection. Elles avaient bien compris que je n’étais pas très malin et avaient peur que je fasse des bêtises en n’appliquant pas bien le plan. *** Vingt-deux heures quinze. La nuit s’était faite complètement noire. Elles m’avaient donné un sweat-shirt avec une capuche très ample afin de dissimuler mon visage, et déposé en voiture à deux kilomètres du domicile de Pierre Vidal : ma cible, entourée de rouge sur le plan. Puis elles sont allées au bowling dans le but ...
... d’être vues par un maximum de gens. Je connaissais le trajet pour l’avoir déjà parcouru plusieurs fois les jours précédents. Il fallait raser les murs, marcher sans bruit, être transparent. Quelques rares passants promenaient leur chien. Toutes les consignes s’alignaient dans mon esprit au fur et à mesure. Dernière rue avant d’entrer dans l’immeuble. Je tremblais, mon cœur battait la chamade. Sous mes vêtements, je tenais mon arme cachée. Grâce à celle-ci, je me suis senti tout-puissant. Un sentiment d’euphorie me gagnait. J’ai pris l’escalier, l’ascenseur m’étant interdit, trop risqué. Second étage. À droite, au fond du couloir, sans appuyer sur le minuteur : j’ai marché à la lueur verdâtre du bloc incendie. Mes yeux se sont habitués à la pénombre. J’étais essoufflé et transpirais beaucoup. Sur le palier, j’ai pris le temps de respirer une grande bouffée d’air. J’ai préparé mon pistolet. Les réflexes de soldat me sont revenus. J’ai pensé à la guerre mondiale qu’espérait le capitaine. Ici, un seul ennemi. Les mots que le sergent hurlait dans mes oreilles se sont ravivés comme si je les entendais vraiment : « je suis une machine à tuer ». J’ai sonné, arme cachée derrière mon dos, à cause de l’œilleton. Des pas se sont approchés de la porte, de l’autre côté. Au bruit de la serrure déverrouillée, tour après tour, je sentais mes cheveux se hérisser sur ma tête. J’ai failli m’évanouir. Une femme a ouvert. Ce n’était pas du tout prévu. J’aurais pu m’enfuir en courant, mais je ne ...