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Nos corps seront pour toi
Datte: 01/05/2026, Catégories: #policier, fffh, freresoeur, prost, neuneu, laid(e)s, jardin, vengeance, odeurs, Masturbation pénétratio, attache, Auteur: calpurnia, Source: Revebebe
... voulais pas que celles qui m’avaient offert leur pucelage me regardent comme un lâche. J’ai demandé à parler à Pierre Vidal, très calmement. L’homme alors s’est approché. Il m’a confirmé qu’il était bien Pierre Vidal. Évitons toute méprise. Feu. La femme a crié. Je l’ai bâillonnée avec ma main, ne sachant que faire. Les idées ont tourné dans ma tête, très vite. Surtout, ne pas s’affoler. Prendre la bonne décision. Elle a d’abord cru que j’étais un cambrioleur. Elle m’a donné en tremblant les quelques bijoux qu’elle portait, son portefeuille aussi. Puis, paniquée, elle a pensé que je voulais peut-être la violer. Elle a essayé de se déshabiller, mais je l’en ai empêchée. Ridicule. Je n’étais pas venu pour baiser, mais pour tuer. Les gens sont prêts à toutes les obscénités pour ne pas mourir. Nous nous sommes regardés dans les yeux pendant un moment qui m’a semblé durer des heures. Nous étions presque collés l’un à l’autre. J’ai pensé que dans une vie alternative, nous nous serions rencontrés dans des circonstances différentes, nous serions tombés amoureux et nous aurions vieilli ensemble en nous tenant par la main. Elle avait de longs cheveux châtain. Elle n’était ni jeune ni belle, ce qui m’aurait convenu parfaitement. J’avais envie de l’embrasser tendrement. Souvent je basculais dans ce genre de rêverie, surtout quand ce n’était pas le moment. Je n’aimais pas l’odeur de tabac froid qui régnait dans cet appartement, mais celle de sa peau, au contraire, me rappelait des ...
... souvenirs heureux d’étés de mon enfance. Le râle d’agonie de Vidal, dont j’avais raté le cœur, m’a sorti du songe. Il nous regardait en se tenant le ventre à deux mains, pour empêcher ses tripes de s’échapper. Il a essayé de me dire quelque chose, mais seul un horrible gargouillis sortait des lèvres de l’escroc. Finir le travail. Vite. Les deux minutes étaient déjà largement dépassées. Quelqu’un risquait d’appeler la police qui pouvait surgir à tout moment. D’abord, la femme. Elle avait vu mon visage. Mes trois hôtesses auraient été furieuses d’apprendre que j’ai laissé un témoin en vie derrière moi. J’ai eu peur de leur colère. J’ai abattu celle qui se tenait debout devant moi, d’une seule balle dans la tête, tout en essayant de fuir son regard, sans qu’elle cherchât à résister, sans un cri. Elle s’est écroulée sur le dos, poupée cassée, le corps flasque. Puis j’ai mis fin aux souffrances de Vidal, en vidant cette fois tout le restant mon chargeur dans sa poitrine. Juste avant, il a tenté de me supplier avec ses yeux, pour que je l’épargne. Il a mendié un peu plus de vie. Mais qu’ont-ils tous à tenir à l’existence à ce point, quitte à perdre leur dignité humaine au moment de quitter le monde ? J’ai ressenti de la colère contre lui. Je lui ai reproché son manque de courage. Je lui ai dit, même s’il ne pouvait plus m’entendre, que la femme a été tuée à cause de lui, qu’il aurait pu au moins coopérer en restant seul dans son appartement, pour me faciliter le travail. Et puis, ...