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Nos corps seront pour toi
Datte: 01/05/2026, Catégories: #policier, fffh, freresoeur, prost, neuneu, laid(e)s, jardin, vengeance, odeurs, Masturbation pénétratio, attache, Auteur: calpurnia, Source: Revebebe
... pour un tout autre emploi – quoique la guerre ne serait-elle pas un énorme et odieux bordel où les instincts de mort côtoient les pulsions érotiques les plus sombres ? La doctoresse, après un temps d’étonnement, m’a dit que j’allais faire progresser la science. Elle m’a pris en photo et a mesuré mes organes virils dans toutes leurs dimensions, afin de noter ces chiffres sur mon dossier. J’étais sur le point d’implorer : Madame, je vous en supplie, laissez-moi vous pénétrer. Mais comme je n’osais pas, à la place, j’ai prononcé ces mots : Madame, s’il vous plaît, réformez-moi ! Le coup de tampon est tombé sur le papier, aussi rouge que le sang que j’imaginais devoir verser pour la patrie : APTE. Un mois plus tard, ils m’ont rasé le crâne et m’ont donné un uniforme kaki, avec un drôle de béret et une paire de chaussures en cuir si lourdes que j’avais du mal à marcher avec. On nous a fait monter à l’arrière d’un camion bâché. Direction : l’armée de terre, dans un régiment d’infanterie. Ce passage sous les drapeaux a été un enfer, du moins au début. J’étais le souffre-douleur de la compagnie à cause de mes performances sportives médiocres et de mon émotivité, car je pleurais beaucoup, ce qui, dans ce milieu, ne pardonnait pas. Plus souvent qu’à mon tour, je balayais l’ordinaire après les repas et brossais la cuvette des toilettes pendant que les autres jouaient aux cartes dans la fumée de la chambrée tout en se racontant des histoires drôles salaces. Le sergent, avec sa ...
... longue balafre sur la joue – récoltée à la guerre du Golfe, prétendait-il – me voyait comme efféminé et croyait à tort que j’étais homosexuel, une tare à corriger d’urgence. Il hurlait à tout le monde que pour faire un bon soldat, il faut tuer la femme qui est en lui. De préférence à grands coups de rangers dans la gueule. J’ai dû faire des milliers de pompes. Il m’appelait Simplet, mais je le soupçonnais de ne pas être plus intelligent que moi. La seule discipline dans laquelle je me débrouillais était le tir. J’y voyais bien et visais juste. Même le nettoyage du Famas (2) jusqu’à des heures avancées de la nuit ne me dérangeait pas. Les gradés voulaient ainsi nous habituer à tuer des hommes, afin de nous préparer à la troisième guerre mondiale qui n’allait pas tarder à éclater, du moins l’espéraient-ils. Il fallait s’imaginer qu’en face se trouvaient des pères et des fils d’un pays ennemi. Ce n’était pas difficile, voire amusant de viser des cibles en carton, avant de recevoir une récompense sous la forme, le plus souvent, d’une barre chocolatée. Ils m’ont même prêté des journaux de cul, discrètement, avec un clin d’œil complice, comme des grands frères qui me montraient le chemin du bon petit soldat dévoué au service de la nation. J’approuvais ces présents avec reconnaissance. Les claquements de mes garde-à-vous sont devenus irréprochables. Devant mon obéissance servile, ils ont fini par me laisser tranquille et se sont choisi un autre bouc émissaire afin d’asseoir ...