1. Nos corps seront pour toi


    Datte: 01/05/2026, Catégories: #policier, fffh, freresoeur, prost, neuneu, laid(e)s, jardin, vengeance, odeurs, Masturbation pénétratio, attache, Auteur: calpurnia, Source: Revebebe

    Lorsque j’étais vivant, j’étais un innocent, un simple d’esprit. Non pas un idiot que la société enferme pour s’en protéger, mais un garçon « un peu juste », capable néanmoins de se débrouiller dans sa vie quotidienne. Un individu pas très malin. La psychologue n’a pas présenté les choses ainsi, mais je les ai comprises de cette manière.
    
    La nature ne m’a vraiment pas gâté. Outre un faible intellect, mon visage n’avait rien d’avenant pour séduire les filles, avec un long nez, de grandes oreilles, des cheveux filasse et des cernes persistants sous les yeux. Plutôt fluet en outre : un mètre soixante-cinq, cinquante kilos à peine. Au lycée, la plupart des garçons de ma classe multipliaient les conquêtes pendant que je restais désespérément puceau et me masturbais frénétiquement dans ma petite chambre, solitaire, explorant dans ma tête en ébullition tous les fantasmes imaginables à mon niveau, énumérant les autres dans les romans érotiques que je lisais avec avidité. J’étais devenu un véritable obsédé sexuel qui regardait les femmes avec des pensées obscènes, à plein temps. Sur un plan au moins, le hasard biologique s’était un peu rattrapé : je possédais les génitoires d’un faune, imposants et capables d’éjaculer encore et encore.
    
    À l’âge de dix-huit ans, j’ai obtenu mon bac littéraire, malgré mon handicap, parce que j’avais une belle écriture, que j’aimais la poésie et que je travaillais beaucoup. Mais je ne me voyais pas entreprendre des études supérieures. L’université ...
    ... m’effrayait. Aucun métier ne correspondant à mes aspirations. J’ai proposé mes services d’acteur à Nadine, une réalisatrice de films X qu’un copain m’avait présentée, mais elle a refusé, sûrement à cause de mon physique ingrat, avant même de voir de quoi j’étais capable. Elle s’est même moquée de moi. Désœuvré, désespéré, j’ai devancé l’appel et me suis présenté au centre de sélection du service militaire, c’est-à-dire pour « les trois jours ».
    
    Les tests psychologiques n’étaient pas bons, je le savais. Je les espérais suffisamment mauvais pour être exempté. Mais d’autres faisaient exprès de se tromper dans le même but, de sorte que personne ne s’en sortait de cette manière. Finalement, j’ai été convoqué devant le médecin-chef, dans son bureau. C’était une femme obèse avec les cinq galons en deux couleurs de lieutenant-colonel sur ses épaulettes de sa chemise. Il fallait être complètement nu. J’ai retiré mon slip sous ses yeux. Elle a dit : en voilà un qui est bien membré, prêt à sabrer les belles ennemies. Je n’avais pas compris ce qu’elle voulait dire dans ce contexte par « sabrer », ne connaissant pas la chanson de Brassens (1), mais j’avais perçu que sous l’ironie, elle appréciait mes bijoux de famille.
    
    Le fait d’être dévêtu devant une femme habillée qui, de surcroît, possédait une autorité dont elle ne craignait pas d’abuser, tout cela m’a provoqué une énorme érection. La scène correspondait, en quelque sorte, à l’audition d’acteur porno qui m’avait été refusée, mais ...
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