1. Nos corps seront pour toi


    Datte: 01/05/2026, Catégories: #policier, fffh, freresoeur, prost, neuneu, laid(e)s, jardin, vengeance, odeurs, Masturbation pénétratio, attache, Auteur: calpurnia, Source: Revebebe

    ... protège pas contre les balles. Il m’appelait toujours Simplet, mais cela ne me dérangeait plus, parce que je pouvais lire dans son cœur à livre ouvert et savais par quels chemins tortueux il était devenu méchant sur la Terre. D’ailleurs, j’ai appris que Béatrice et ses filles me nommaient aussi Simplet, entre elles, quand je ne pouvais pas entendre leur conversation, tout simplement parce que j’avais dit à Tiffany, dans le train de nuit, que le sous-officier m’avait donné ce sobriquet.
    
    Non seulement la femme que j’avais exécutée m’a tout pardonné, mais elle m’a ouvert ses bras, et nous avons eu une étreinte d’autant plus merveilleuse que la pesanteur terrestre ne nous opprimait plus. Dans le ciel, j’ai découvert qu’on pouvait se permettre cela, aussi. Pour l’éternité. Nous avions tous les deux compris que notre rencontre dans le monde des vivants aurait pu se transformer en coup de foudre, dans d’autres circonstances. Elle m’a dit son prénom : Marguerite, comme l’araignée que je n’avais pas voulu tuer et qui se tenait sur son épaule, après avoir fini sa vie sous la pantoufle de Béatrice. Ce qui m’a le plus peiné restait le chagrin de mes parents, à cause de ma disparition sans laisser la moindre trace, malgré leurs efforts pour me retrouver.
    
    Pendant ce temps, en bas, les trois Parques, celles qui avaient rompu le fil de plusieurs existences, ont enterré mon corps au crâne transpercé dans leur jardin, assez profondément pour que jamais il ne remonte, avec les habits ...
    ... que je portais le jour du crime, ceux que j’avais en arrivant chez elles, sans oublier l’arme. Puis elles se sont dépêchées de reboucher le trou, semé du gazon par-dessus la terre remuée, et déposé un petit caillou noir pour marquer l’emplacement, une sorte de pierre tombale discrète, pour se souvenir. Leur vengeance avait réussi, mais en les laissant inquiètes. Béatrice s’est mise à boire de plus en plus d’alcool. Au moindre coup de sonnette ou claquement de portière dans la rue, elles sursautaient, redoutant une visite des enquêteurs de police. Elles ont pris l’habitude de se lever avant six heures, afin de ne pas être surprises dans leur sommeil.
    
    Dix-neuf années se sont écoulées sans qu’elles soient inquiétées. Elles n’ont même pas eu besoin de faire valoir l’alibi qu’elles s’étaient fabriqué. Le double meurtre de la rue du Désir est devenu un cold case. Un jour, l’automobiliste qui avait failli m’écraser à proximité du lieu du crime a fait le rapprochement, suite à un reportage télé. Il est allé témoigner. Mon visage est mystérieusement resté imprimé dans sa mémoire. Ils ont découvert mon nom, rendu visite à mes parents. Une enquête de voisinage, photo en mains, a fait le reste. Quand les policiers ont fait irruption dans la maison de Béatrice, celle-ci était déjà venue me rejoindre à cause du cancer du foie. Les sœurs jumelles habitaient toujours ensemble, s’offrant de temps en temps les charmes d’un garçon ravi d’accéder aux charmes de deux femmes en même temps. Elles ...