1. Sahara - Chapitres 1 à 8


    Datte: 28/04/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: Karim_et_Nadia, Source: Hds

    ... progressivement. Qu’avait-elle fait ? À cinquante mètres de là, son mari dormait, confiant et amoureux.
    
    — Il faut que je rentre, murmura-t-elle.
    
    — Je sais.
    
    Il l’aida à remettre sa robe de nuit, effaça les traces de sable sur sa peau. Quand elle fut prête, il la prit dans ses bras une dernière fois.
    
    — Cette nuit, vous avez été vous-même pour la première fois, dit-il contre son oreille.
    
    C’était vrai. Terriblement vrai.
    
    Elle retourna vers l’hôtel sur des jambes tremblantes. Dans la salle de bain, elle se regarda dans le miroir. Elle n’était plus la même femme qu’une heure plus tôt. Quelque chose avait changé dans son regard, dans sa posture. Le désert avait révélé la femme qu’elle portait en elle sans le savoir.
    
    Quand elle se glissa dans le lit à côté de Karim, celui-ci bougea légèrement.
    
    — Où tu étais ? marmonna-t-il dans son demi-sommeil.
    
    — Aux toilettes.
    
    Il se rendormit aussitôt. Nadia resta éveillée jusqu’à l’aube, revivant chaque seconde de cette nuit. Son corps gardait encore l’empreinte d’Amara, et elle savait qu’elle ne l’oublierait jamais.
    
    Le lendemain matin, au petit-déjeuner, Karim la trouva radieuse.
    
    — Tu as l’air en forme ! Ce voyage te fait vraiment du bien.
    
    Si seulement il savait pourquoi elle rayonnait ainsi. Amara servait à la table voisine, évitant soigneusement leur regard. Mais quand il passa près d’elle pour débarrasser une assiette, il murmura si bas que seule elle pouvait l’entendre :
    
    — Vous brûlez ...
    ... maintenant.
    
    Oui, elle brûlait. Et ce feu-là, elle savait qu’elle ne pourrait plus jamais l’éteindre.
    
    # Chapitre 5 – Le Retour à la Réalité
    
    L’avion qui les ramenait vers Alger survolait maintenant la côte méditerranéenne. Fini le rouge ocre du Sahara, finies les étendues infinies. En bas, la civilisation reprenait ses droits : autoroutes, buildings, pollution. Nadia regardait par le hublot avec un sentiment de claustrophobie grandissant.
    
    Karim, rayonnant, feuilletait leurs photos de voyage sur son téléphone.
    
    — Regarde celle-là, au coucher de soleil sur l’Assekrem ! On va l’encadrer pour le salon.
    
    Nadia hocha la tête machinalement. Sur cette photo, elle souriait à l’objectif tandis qu’Amara se tenait en arrière-plan. Si Karim savait ce qui s’était passé quelques heures après ce cliché…
    
    — Ce voyage était exactement ce qu’il nous fallait, continua-t-il. Tu ne trouves pas qu’on s’est retrouvés ?
    
    « Retrouvés. » Le mot était si ironique qu’elle faillit éclater d’un rire amer. Elle ne s’était jamais sentie aussi perdue de sa vie.
    
    L’appartement de Hydra leur fit l’effet d’une prison après l’immensité désertique. Karim s’empressa d’allumer la climatisation et de fermer les volets pour filtrer la lumière crue d’Alger. Nadia étouffait déjà.
    
    — On défait les valises ? proposa-t-il.
    
    — Vas-y, moi je vais prendre une douche.
    
    Sous l’eau froide, elle ferma les yeux et tenta de retrouver les sensations de cette nuit sous les étoiles. Les mains d’Amara sur sa peau, sa bouche ...
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