1. Sahara - Chapitres 1 à 8


    Datte: 28/04/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: Karim_et_Nadia, Source: Hds

    ... familles. Toujours présentes, toujours à donner leur avis. La mère de Nadia qui s'inquiétait de tout, celle de Karim qui posait sans cesse des questions sur leur projet d'enfant. La pression constante, douce mais persistante.
    
    — On sera de retour dimanche soir, rappela Karim. Cinq jours, c'est parfait.
    
    Nadia but son thé en silence, le regard perdu par la fenêtre. Dehors, Alger s'éveillait dans la brume matinale.
    
    — Tu penses qu'on devrait...
    
    Elle s'interrompit, comme si elle avait renoncé à finir sa phrase.
    
    — Quoi ?
    
    — Non, rien. Ce voyage va nous faire du bien, tu as raison.
    
    Il y avait quelque chose dans sa voix, une mélancolie qu'il ne saisissait pas. Mais Karim préféra l'interpréter comme une simple fatigue. Après le voyage, tout irait mieux.
    
    Ils partirent ensemble pour le travail, comme chaque matin. Dans la voiture, Nadia regardait défiler les rues d'Alger, silencieuse. Karim parlait du programme de leur séjour : hôtel avec vue sur les montagnes du Hoggar, excursions dans les dunes, soirées sous les étoiles.
    
    — Tu verras, disait-il, on va redécouvrir ce qu'on avait au début.
    
    Nadia acquiesça en souriant, mais son regard restait distant. Elle ne pouvait pas savoir, bien sûr, que ce voyage allait effectivement tout changer. Pas du tout comme Karim l'espérait.
    
    Au moment de se séparer devant son bureau d'architecture, elle l'embrassa sur la joue.
    
    — À ce soir, dit-elle.
    
    — À ce soir. Demain à la même heure, on sera en route vers ...
    ... l'aventure.
    
    Si seulement il avait su quelle aventure l'attendait réellement.
    
    Chapitre 2 – L’Arrivée
    
    L’avion amorça sa descente vers Tamanrasset dans la lumière dorée de fin d’après-midi. Par le hublot, Nadia découvrait pour la première fois l’immensité ocre du Sahara, ces étendues infinies qui semblaient défier toute notion de frontière. À côté d’elle, Karim consultait déjà son guide touristique, planifiant leurs excursions.
    
    — Regarde, dit-il en lui montrant une photo. Demain, on peut faire l’Assekrem au coucher du soleil. Charles de Foucauld y a vécu, paraît-il.
    
    Nadia hocha la tête distraitement. Depuis leur départ d’Alger le matin même, elle ressentait une étrange sensation, comme si ce voyage l’emmenait vers quelque chose d’imprévisible. L’air conditionné de l’avion ne parvenait pas à dissiper cette chaleur sourde qui montait en elle.
    
    L’aéroport de Tamanrasset était petit, presque rustique comparé à celui d’Alger. Dès qu’ils sortirent de l’appareil, la chaleur sèche du désert les saisit. Quarante degrés à l’ombre, mais une chaleur différente, purifiante.
    
    Le chauffeur qui les attendait était un homme d’une cinquantaine d’années, peau tannée par le soleil, regard tranquille. Il se présenta comme Moussa et chargea leurs bagages dans un 4x4 Toyota blanc poussiéreux.
    
    — Première fois dans le Sud ? demanda-t-il tandis qu’ils traversaient la ville.
    
    — Oui, répondit Karim. On vient fêter nos cinq ans de mariage.
    
    — Ah, el mabrouk ! Le désert, ça change les gens. Vous ...
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