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Sahara - Chapitres 1 à 8
Datte: 28/04/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: Karim_et_Nadia, Source: Hds
... une cinquantaine de mètres de l’hôtel. Assez loin pour être seuls, assez près pour qu’elle puisse revenir rapidement si nécessaire. Amara étendit une couverture sur le sable encore tiède. — Regardez, dit-il en s’allongeant. Nadia s’allongea à côté de lui, gardant une distance prudente. Au-dessus d’eux, la voûte céleste était effectivement plus claire, plus pure qu’depuis leur terrasse. — Vous voyez cette constellation ? dit-il en levant le bras. Elle suivit la direction de son doigt, mais c’est sa main qu’elle regardait. Cette main brune et forte qu’elle imaginait sur sa peau depuis deux jours. — Chez nous, on l’appelle « la femme qui cherche ». Elle erre dans le ciel, à la recherche de ce qu’elle a perdu. — Et qu’est-ce qu’elle a perdu ? — Sa passion. Sa vraie nature. Nadia se tourna vers lui. Leurs visages n’étaient plus qu’à quelques centimètres. Elle pouvait sentir son souffle, voir ses lèvres dans la clarté lunaire. — Qu’est-ce que vous cherchez, vous ? murmura-t-il. — Je ne sais pas. — Si, vous le savez. Sa main effleura sa joue. Nadia ferma les yeux, submergée par une vague de désir qu’elle n’avait jamais ressentie. Pas même avec Karim le jour de leur mariage. — Il ne faut pas, murmura-t-elle sans conviction. — Pourquoi ? — Mon mari… — Votre mari dort. Et vous, vous brûlez. Il avait raison. Elle brûlait. De partout. Cette faim qu’elle avait toujours réprimée montait en elle comme une marée. Quand il l’embrassa, ...
... elle ne résista pas. Ses lèvres étaient chaudes, expertes, si différentes de celles de Karim. Il l’embrassait comme s’il voulait la dévorer, et elle découvrait qu’elle avait envie d’être dévorée. Ses mains trouvèrent sa robe de nuit, la firent glisser de ses épaules. Dans la lumière stellaire, sa peau nue prenait des reflets dorés. Il la regardait comme si elle était la huitième merveille du monde. — Vous êtes magnifique, murmura-t-il. Personne ne lui avait jamais dit ça avec cette intensité, cette vérité brute. Karim lui disait qu’elle était belle, mais comme on complimente une épouse. Amara lui disait qu’elle était magnifique comme on révèle une évidence. Quand il la prit, là sur le sable du désert sous les étoiles, Nadia découvrit ce que signifiait vraiment faire l’amour. Ce n’était pas les gestes mesurés et prévisibles qu’elle connaissait. C’était sauvage, primitif, absolu. Il la possédait avec une urgence qu’elle n’avait jamais inspirée, la faisant gémir de plaisir sans qu’elle puisse se retenir. Ses mains connaissaient son corps mieux que Karim après cinq ans de mariage. Il savait exactement où la toucher, comment la caresser, à quel rythme la mener vers des sommets qu’elle n’avait jamais atteints. Quand elle jouit sous lui, les étoiles au-dessus d’elle semblèrent exploser. Elle cria son nom dans la nuit du désert, s’agrippant à ses épaules comme à une bouée de sauvetage. Ils restèrent enlacés quelques minutes, reprenant leur souffle. La réalité revint ...