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Le banc des miracles
Datte: 24/04/2026, Catégories: init, fh, bizarre, campagne, amour, pénétratio, Auteur: Amateur de Blues, Source: Revebebe
... bien dur fiché en elle. Et quand son amant commença à la pistonner, son pubis s’écrasait sur son clitoris déjà bien éveillé par les caresses préliminaires. Elle sentit l’orgasme monter à nouveau en elle et elle recommença à meugler et à couler, toute pensée intelligente perdue dans le flot du plaisir. Le plaisir de sa partenaire eut sur Hugo l’effet qu’il a sur tous les amants. Il sentit qu’il perdait le contrôle et paniqua. Il ressortit en hâte son outil et éjacula pendant qu’il perdait l’équilibre au bord du lit. Sa semence voltigea un peu partout sur le corps de Madeleine et sur le beau dessus-de-lit qui avait toujours été préservé de telles aventures. Il tenta de s’excuser mais la jeune femme l’attrapa par la nuque et le fit taire en l’embrassant, ce qui fut efficace. Plus tard, elle se servirait souvent de cette méthode, Hugo ayant tendance à ne jamais la fermer. Car il y eut une suite à cette première étreinte. Ils recommencèrent d’ailleurs presque aussitôt, juste le temps de reprendre leur souffle, puis plusieurs fois encore dans les vingt-quatre heures qui suivirent pendant lesquelles ils ne se quittèrent pas. Madeleine n’était pas amoureuse mais la présence et le désir d’Hugo lui faisait du bien. Il était parfois épuisant à vouloir tout analyser et dire tout ce qu’il lui passait par la tête, mais maintenant ...
... Madeleine savait comment le faire taire. Elle avait même plusieurs méthodes, le baiser bien sûr, mais la main dans le slip marchait aussi très bien, et la menace de passer quelques jours sans lui fonctionnait également. Quant à Hugo, il était de toute évidence incapable de faire la différence entre amour et désir. Il aimait ce qu’il désirait. Il aimait donc Madeleine passionnément, inconditionnellement et éternellement. Il s’occupait de choisir les vêtements de sa petite amie, de cuisiner et de repérer les endroits où ils partiraient en vacances, toujours dans des régions plus ou moins désertes où les oiseaux abondent. Finalement, le temps est passé sans que la vie les sépare comme elle le fait parfois. Ils ont fondé une petite famille tout ce qu’il y a de plus classique, même si leurs deux enfants sont, comment dire, un peu particuliers. Une fois par an, en automne, ils vont s’asseoir pendant une heure sur le banc des miracles. Ils ne disent rien, c’est ainsi que le pèlerinage a été négocié. Hugo a ses jumelles et regarde les oiseaux. Madeleine, elle, attend qu’un prince charmant veuille bien s’asseoir à ses côtés. Il est convenu avec Hugo que si cela devait arriver, il s’effacerait. Mais chaque année, ils repartent du banc en se tenant par la main, ravis l’un et l’autre que les princes charmants n’existent plus.