1. Le banc des miracles


    Datte: 24/04/2026, Catégories: init, fh, bizarre, campagne, amour, pénétratio, Auteur: Amateur de Blues, Source: Revebebe

    ... pouvait… en pensant à elle… Elle se retrouva nue dans la cabine, enfila l’ensemble en vitesse et sans même se regarder dans le miroir, elle l’enleva et se rhabilla. Elle haletait. Elle ne comprenait plus rien, n’arrivait pas à respirer. Est-ce qu’elle allait avoir un malaise ?
    
    Madeleine passa devant Hugo sans dire un mot, paya l’ensemble et sortit dans la rue pour respirer l’air frais du dehors. Le jeune homme ouvrit la bouche, mais la referma sans rien dire et la suivit comme un toutou jusqu’à ce qu’elle s’arrête de marcher. Elle était encore un peu rouge, mais se sentait mieux.
    
    — Je sais ce que tu vas dire, dit-elle alors au jeune homme. Tu aurais voulu me voir en petite tenue. Eh bien, tu dois apprendre que ce n’est pas convenable, surtout avec cet ensemble qui, qui, oh tu sais bien puisque tu l’as choisi exprès, qui me montre comme si j’étais nue. Tu n’es pas mon petit ami, tu sais.
    
    Puis, après un silence pendant lequel Hugo baissait le nez comme un ado pris en faute :
    
    — Je rentre chez moi, dit-elle. Je n’en peux plus de tous ces essayages. Mais si tu veux, je te dépose chez toi.
    — J’ai l’habitude de prendre le bus, Madimado, ne t’inquiète pas.
    — Hugo ! Je ne m’inquiète pas. Je te propose de te ramener parce que nous sommes amis et je ne veux plus jamais que tu m’appelles comme ça.
    
    Madeleine possédait une petite Citroën blanche et Hugo, avec ses grands bras et ses grandes jambes, se glissa péniblement à l’intérieur. Ils roulèrent un moment sans parler. ...
    ... Madeleine était une conductrice sérieuse, concentrée sur tous les obstacles qu’il convient d’éviter quand on traverse une grande ville. Hugo regardait son amie et le désir ne l’avait pas quitté. Il regrettait qu’elle ne porte pas la petite robe qu’il avait choisie car alors, il aurait pu voir ses jambes.
    
    — Il faut que je te dise quelque chose, Madeleine, dit-il alors avec une voix plus solennelle que d’habitude.
    
    La jeune femme lui jeta un regard inquiet. Que pouvait-il encore sortir ?
    
    — On ne refera plus ce genre de sortie, tu vois. Tu es beaucoup trop… désirable, oui, voilà, c’est le mot. Tu es une vraie femme et je ne suis qu’un pauvre handicapé en manque de câlins. Alors, je m’emballe, je m’emballe et après quand je me retrouve tout seul, c’est un peu dur. Ça m’a fait pareil quand la fille de la fac m’a giflé.
    — Tu me trouves désirable, c’est vrai ? dit la jeune femme d’une voix mal assurée, sans le regarder. Je veux dire : tu voudrais me faire l’amour, par exemple ?
    — Par exemple, oui. Exactement. Quand j’ai descendu cette fermeture éclair, j’ai compris que tu étais parfaite pour faire l’amour. Juste exactement celle que je voudrais. Mais j’ai compris que tu attends d’être amoureuse d’un homme pour essayer. Alors je n’ai aucune chance. Tu vois, il vaut mieux qu’on arrête là ce genre d’amitié qui ne convient à personne.
    — Hugo… Laisse-moi me garer, s’il te plaît.
    
    Madeleine tremblait comme une feuille. Dès que la voiture fut à l’arrêt, elle se tourna vers Hugo ...
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