1. L'ivresse des cimes, une dernière fois


    Datte: 21/04/2026, Catégories: #tutu, fh, extracon, dispute, Auteur: Amateur de Blues, Source: Revebebe

    ... me regarder les séduire et les sauter, je ne sais pas si tu peux comprendre. Tu es si entière. Avant moi, il n’y avait eu que ton mari et tu découvrais ce qu’est vraiment le sexe, les jeux qu’on invente, les plaisirs qu’on donne. Mais moi, je croyais avoir fait le tour du sujet. Eh bien non. Je t’ai pénétrée et c’était quelque chose de totalement nouveau, de plus important que tout ce que j’avais vécu avant. C’était meilleur, c’était beau et je ne pouvais pas imaginer que cela allait s’arrêter un jour.
    
    À partir de cette première fois, dans un hôtel anonyme en ville, nous avons été des amants. Nous avions la chance que tu aies un mari qui se déplaçait beaucoup pour son travail. Pendant des semaines entières, tu étais seule chez toi et nous pouvions nous voir à notre guise. Nous n’étions que des amants, mais cela suffisait à mon bonheur. Je rêvais bien sûr de partager ton existence, mais nous vivions des heures si intenses et chaque instant de ta présence était si exactement ce dont j’avais besoin que j’ai laissé la vie s’écouler entre mes mains. Depuis, sept ans ont passé, tu te rends compte de ce que cela signifie, ces sept années de bonheur ensemble ?
    
    Pourtant, nous n’avons rien construit. Je ne me suis jamais réveillé à tes côtés. Oh, nous sommes allés au cinéma, au restaurant et surtout, nous avons fait de la montagne ensemble. C’est certainement pour cela que je suis en train de transpirer dans cette pente de neige dont la blancheur me brûle les yeux, parce que ...
    ... c’est ici que nous sommes vraiment ensemble, même si tu n’es plus là. Mais nous n’avons jamais dormi ensemble et pourtant, je me rappelle que souvent tu me l’as promis.
    
    — Ne sois pas si impatient et prends ce que je peux t’offrir, disais-tu. Un jour, je te donnerai plus, mais tu dois comprendre que ma position est délicate. Parfois, je me déteste de faire cela à un homme qui m’aime.
    
    Nous ne sommes jamais venus ici en hiver. Souvent, nous l’avons envisagé, mais cela ne s’est pas fait. Eh bien, aujourd’hui, je comble cette lacune pour nous deux. Il va falloir que je déchausse, car j’arrive au pied du glacier. Pendant que je bois l’eau de ma gourde, je me souviens de comment je te buvais, toi, à même la source entre tes cuisses. Ce sont des souvenirs terribles parce que cela n’arrivera plus jamais, parce que nous arrivons à la fin de notre histoire, parce que je me sens vieillir. Ce n’est plus aussi facile d’avaler le dénivelé que lorsque nous avons commencé à nous échapper ensemble. Vieillir sans toi n’a aucun sens.
    
    La journée sera chaude. Je le vois à la brillance de la glace, au murmure du glacier, à l’air qui circule sur mon visage. Comment ai-je appris la chose, voilà ce qui agite mon esprit maintenant. Je ne suis plus très sûr du déroulement des évènements. Je respire avec peine et je ne sais pas si c’est dû au dénivelé ou au souvenir de tes mots qui hurlent encore dans ma tête. Est-ce que tu as tenu à me dire ce qui arrivait ou est-ce que je l’ai deviné et t’ai forcé ...