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L'ivresse des cimes, une dernière fois
Datte: 21/04/2026, Catégories: #tutu, fh, extracon, dispute, Auteur: Amateur de Blues, Source: Revebebe
... d’amour extraconjugales, ce n’est pas pour moi. Ça finit mal, en général. — C’est pour ça que je pars. — Oui, je comprends. Mais le lendemain, tu m’as rappelé pour me supplier d’attendre le retour des vacances avant de prendre une décision. Tu voulais qu’on se parle à nouveau et pas au bureau, qu’on prenne notre temps. Et bien sûr, à partir de cet instant, notre liaison était inéluctable. Je repars et chaque pas dans la neige profonde me parle de toi. La machine à souvenirs est lancée, une fois de plus. Je ne vois pas mes skis, mais je les sens glisser sous la neige. C’est si proche de la pénétration que je suis essoufflé alors que j’avance trop doucement. Le soleil chauffe et ta présence me manque. En septembre, quelques jours avant de reprendre le travail, nous sommes partis tous les deux en montagne. Il faisait un temps splendide et nous avons marché jusqu’au Lac Blanc sans parler de rien. Une fois allongés au bord du lac, dans le silence de la montagne, tu m’as dit que tu ne pouvais pas me laisser partir. — J’ai réalisé pendant l’été à quel point je te tenais à toi, as-tu dit. Tu es la personne la plus importante dans ma vie, à l’exception de ma mère… et de mon mari. Mais c’est très différent. Lui, il est là depuis toujours, je peux lui demander n’importe quoi. Je sais ce que je lui dois. Toi, tu es… si beau et je me sens si belle quand tu me regardes. Je voudrais que nous ayons des moments rien qu’à nous, qu’on soit ensemble hors du temps. Je ne lui ...
... prendrai rien de ce que je te donnerai. Je ne sais pas si c’est possible… Tes yeux étaient si innocents et ta lèvre tremblait légèrement. J’aurais voulu mourir à cet instant, au bord du lac. — Regarde-nous, t’ai-je répondu. Ne sommes-nous pas hors du temps ? Seuls, amoureux et libres ? Est-ce que tout n’est pas possible ? Mais non, ce n’était pas vrai, déjà il y avait ce mensonge entre nous. Tout n’était pas possible, n’est-ce pas ? Et nous le savions très bien. Mais nous avions tellement envie d’oublier. Je t’ai embrassée et tu m’as embrassé et cela a duré un temps infini et je mangeais tes petits seins et tu gémissais doucement quand nous avons constaté que le soleil était déjà bien bas et qu’il fallait redescendre. D’ici, je peux presque voir le Lac Blanc sur le versant d’en face. Je le sais, mais je ne me retourne pas, car il faut que j’avance. Je n’ai pas de jambes aujourd’hui et j’ai l’impression que je me traîne. La première fois que nous avons fait l’amour, j’ai été bouleversé. Quand je t’ai pénétrée, mon sexe au fond de toi, tes yeux fermés et les miens grands ouverts, j’ai eu la sensation extraordinaire que j’avais enfin trouvé ma place dans le monde. Tu étais si parfaitement pressée autour de moi, si parfaitement chaude et mouillée que j’ai su que tu étais la femme de ma vie. Tu n’étais pourtant pas la première. Je n’ai jamais eu beaucoup de mal pour trouver des partenaires, mais je n’avais jusque-là jamais vraiment réussi à les aimer. Je restais en dehors, à ...