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L'âme du cerisier
Datte: 12/04/2026, Catégories: nonéro, fh, amour, Auteur: Maryse, Source: Revebebe
... ici, c’estAccomplissement. Pas le genre de truc grandiose. Juste… être en paix avec ce qu’on fait et pourquoi on le fait. Maryse suivait son explication avec une attention intense. Ces mots résonnaient en elle d’une manière bouleversante, ce qu’elle n’arrivait pas à comprendre. — Pourquoi ceux-là ? finit-elle par demander. Romain haussa les épaules avec un petit sourire. — J’en ai bavé, moi aussi. J’ai fait des conneries, j’ai eu des moments où je voulais tout lâcher. Ces mots, ils me rappellent ce qui est important. Quand je les regarde, je me dis :« OK, mec, reste sur ta route ». Un silence s’étira. Maryse contempla les symboles, leur simplicité chargée de sens. — Et toi ? relança Romain. Si tu devais choisir tes mots, ça serait lesquels ? Maryse détourna les yeux, gênée. Elle n’avait jamais pensé à ça. — Je… je ne sais pas. Il hocha la tête avec un sourire compréhensif. — Ça viendra. On a tous nos mots. Des fois, il faut juste du temps pour les trouver… Elle hocha la tête, touchée par sa douceur et la conviction tranquille qu’il dégageait. Les idéogrammes, dont elle n’arrivait à se défaire, semblaient lui indiquer qu’elle aussi devait trouver son chemin… Un rêve libérateur La cour carrée était toujours là. Les murs gris, humides, infranchissables, dominaient encore l’espace, mais, cette fois, quelque chose avait changé. Le silence était moins oppressant. Une lumière douce baignait la scène, provenant du cerisier en fleurs qui se ...
... dressait fièrement au centre de la cour. Maryse le regardait fixement. Les branches s’étendaient vers le ciel, couvertes d’une frondaison vert et blanc, éclatante, presque luminescente. Elles ondulaient sous l’effet de la brise légère, et quelques pétales dansaient dans l’air avant de retomber doucement sur le sol. Elle entendit un aboiement, mais, cette fois, il ne lui glaça pas le sang. Le molosse était là, dans un coin de la cour. Pourtant, il semblait différent. Plus petit. Ses yeux rouges avaient perdu leur éclat terrifiant, et sa posture n’était plus aussi menaçante. Elle hésita. Son instinct viscéral lui criait de fuir, de s’éloigner, mais la présence apaisante du cerisier l’en dissuadait. Sans réfléchir, elle prit une poignée de pétales et les jeta doucement en direction du chien. Les fleurs flottèrent doucement jusqu’à lui. Il releva la tête, étonné, puis, après un dernier regard, recula avant de s’accroupir. Pour la première fois, Maryse ne ressentait ni peur ni douleur. Elle fit un pas vers le cerisier, tendant la main pour effleurer l’une des branches basses. Les fleurs étaient fraîches et délicates, et leur parfum subtil l’entoura d’une quiétude douce. Elle ferma les yeux un instant, savourant cette sérénité inattendue. Puis elle entendit une voix, à peine un murmure, comme un souffle dans les branches : — Tu vois ? Il n’est plus aussi effrayant, tu as eu le courage de pardonner. Maintenant, aie le même pour aimer, vivre et t’épanouir. Maryse se ...